Ord. rom. Mabillon, Mus. liai., II
USTENSILES LITURGIQUES DIVERS
Le cardinal Bona 1 vit deux de ces instruments en argent au musée Barberini, et Bianchini en a fait graver deux dans son 2e volume d'Anastase. (PL CCGXXXIX.j
Musée de Douai.
Il est souvent parlé du colatorium dans le Livre pontifical. — Léon III (7 p5) donne à l’église Sainte-Suzanne, où il avait été ordonné prêtre : « Vasa colatoria argentea deaurata pens. lib. iv. « une. in. » — Sergius (844) offre à la basilique de Saint-Pierre « colatorium de argento, quod in « sacro utiturofficio deauratum unum. » Benoit III (855) fait don au monastère des saints martyrs Sergius et Bacchus des objets suivants : « Calices « de argento purissimo duos, et patenam unam, « colatorium unum. »
Dans l’inventaire de Clermont du xe siècle le couloir est désigné sous le nom de Tudello.
On lit dans la chronique de Mayence : « Erant « colæ argenteæ novem, per quas vinum poterat « colari si necesse fuisset : præter eam, quæ atti- « nebat calici aureo et hæc aurea erat 2.
L’histoire des évêques d’Auxerre parle d’un colatorium pesant 2 onces.
Les rituels de quelques monastères ont conservé très longtemps le souvenir du colatorium.
D. Doublet 3 nous dit qu’à Saint-Denis le prêtre, le diacre et le sous-diacre communiaient sous les deux espèces, les jours de fêtes, à l’aide du chalumeau : « Il y a encore, dit-il, une cuiller « d’or de belle et antique façon, partout remplie « de petits trous, servant à verser l’eau et le vin