Bona, p
3. « Oblationes etiam suis manibus faciens locis venera- « bilibus incessanter dispensavit.# Les oblations étaient les hosties.
Barbier de Montault, Trésor de Sainte-Croix, p. 33y.
PAIN EUCHARISTIQUE
rapporte avoir vu deux petits galets qui, suivant la tradition, avaient servi à sainte Radegonde à mouler elle-même ses pains d’autel h
Les traditions des Grecs nous reportent parfois à une haute antiquité; on ne trouvera sans doute pas prématuré que nous donnions ici quelques renseignements sur ce qui les concerne. Leurs pains sont fermentés et de grande dimension, quelquefois ronds, mais plus souvent carrés; ils portent l’empreinte d’une croix avec cette inscription partagée en quatre: «Jésus-Christ a vaincu»2.
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Le célébrant détache de ce pain ce qui est nécessaire pour la Communion des fidèles; le reste qui n’a pas été consacré est distribué à la fin de la messe à ceux qui n’ont point communié; c’est un souvenir des eulogies de l’Eglise primitive.
L’Eglise copte a conservé aussi des traditions fort anciennes, qu’on doit rechercher dans l’histoire de la liturgie et dont beaucoup nous reportent au temps qui précéda la conquête arabe; Smith 3 4 publie une hostie copte ornée d’une large croix avec rosace, et au centre d’un carré qui contient lui-même cinq autres croix; on lit autour cette légende : ayio;, ayto;, ayio;, Kûpco; }Ca(jatôO.
Nous donnons (PI. CCLXVIII) l’image d’un corban avec une inscription oü M. Alfred Butler a signalé une erreur et dont il rétablit ainsi la lecture en grec : ayio; "oxupo;, ayco; àOava-o;, ayio; ô (ko;. Les douze rosaces ou croix figurent les apôtres h On fait cuire ces hosties immédiatement avant la messe. Les Arméniens ont des hosties un peu moins grandes, de l’épaisseur d’une pièce de cinq francs; elles portent l’image de Jésus-Christ crucifié, ou un calice d’où sort Notre-Seigneur.
Les Syriens donnent le nom de Kourbono aux
i. Bull, mon., IX, p. 585.
•2. Revue de l' Art chrétien, II, p. 1 56 .
Allaci, De Consens, lib. III, c. xv, n° 18.