‹ La messe (volume 4)Chapitre 39 sur 335 · Art chrétien, II, p · texte numérisé non relu

Art chrétien, II, p

pains d’autel où ils mettent du sel et de l’huile, coutume qui est condamnée parles autres Communions orientales. Ces hosties portent une croix et les lettres IC KC NK (RaoS; xpioro? vota, Jésus-Christ a vaincu), d’autres sont marquées d’un très grand nombre de petites croix avec une plus grande au milieu. J’ai dessiné dans les papiers de Beauméni, que M. Alb. Lenoir a eu la bonté de me communiquer, la figure d’un pain semblable à celui que les prêtres mingréliens font eux-mêmes chaque fois qu’ils disent la messe, et qui porte sur un carré des inscriptions du même genre; composé de farine de froment, d’eau et de vin, il pèse environ une once.

Dessin de Beauméni (xviio siècle).

Aujourd’hui, au couvent de Saint-Antoine et de Saint-Paul, dans la Basse-Thébaïde, on se sert de petits pains circulaires de omi 1 de diamètre, partagés en vingt-huit carrés ornés de rosaces et d’un plus grand au centre. Le prêtre, après la consécration, sépare d’une seule pièce tout ce qui est à droite du carré central, puis tout ce qui est à gauche, et enfin ce qui reste au-dessus. Il détache ensuite, au bas du même carré, trois fragments dont il se communie1.

Comme spécimen des pains employés au VIIe siècle, nous offrirons le panneau de la porte de Sainte-Sabine à Rome, qui représente la multiplication miraculeuse; ils semblent dans les corbeilles avoir une forme ronde et unie.

Nous verrons,» propos de l’autel portatif qu’on trouva dans le tombeau de saint Cuthbert (f 687), la mention des pains d’autel déposés sur sa poitrine (oblatis super sanctum pectus positis)2.

A cette époque, en Angleterre, les pains consacrés étaient d’une belle apparence et d’une grande

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