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autour en carré et figurent sans doute les murailles de la cité mystique1. (PI. CCLXVIII.)
Dans les fêtes de saints ou les dimanches ordinaires, on offre cinq pains, ni moins ni davantage, qu’on range en forme de croix. Celui du milieu, qui rappelle l’agneau divin, doit être plus grand et mieux orné. — Les jours ordinaires un seul pain était placé sur l’autel, Tmage de l’unité divine.
Il est difficile de dire jusqu’à qùel point ces prescriptions liturgiques furent suivies; le cardinal Bona assure qu’elles n’ont jamais pu l’être, car l’usage était de multiplier les hosties d’après le nombre des communions, et non selon le degré des fêtes2. Cependant D. Martène3, qui regarde comme authentique le livre d’Ildefonse, rappelle à ce propos l’ordre romain qui ordonne à l’archidiacre de ranger sur l’autel le nombre d’oblations nécessaires à la communion du peuple : « Archidiaconus accipiens oblatas, ponit tantas « super altare, quantas possunt populo sufficere. »
Dans le Typique de l’impératrice Irène4, une prescription obligeait le prêtre à offrir chaque jour sept pains dans la divine liturgie et un autre le dimanche en l’honneur de la sainte Vierge.
Nous devons convenir que les monuments de la plus haute antiquité nous montrent, dans le rangement des pains d’autel, la plus grande régularité. Cette symétrie se manifeste dans les Catacombes, dans la disposition des corbeilles aux pieds des convives; elle apparaît d’une façon no' table dans les bas-reliefs des sarcophages, dans la miniature du manuscrit de Cambridge, dans l’ivoire du Dôme de Milan. Les mosaïques de Ravenne nous montrent les coronœ symétriquement placées sur l’autel ; le bas-relief du Paliotto de Milan nous offre quatre hosties régulièrement placées au milieu de l’autel; nous verrons jusque sur un manuscrit du xie siècle cette pensée de symétrie apparaître pour la distribution des six pains, mis trois par trois de chaque côté du calice. Ces observations nous ont même conduits, dans notre chapitre sur les autels, à considérer les lobes dont leur surface est souvent garnie, comme l’indica-
Pour la Pentecôte, il y a le même nombre d’hosties qu’à Pâques, mais on les dispose différemment; pour symboliser Jérusalem, la grande hostie, et quatre moyennes sont placées au milieu en forme de croix, le reste, soit 40, sont réparties
1. Nous avons copié la ligure donnée par Mabillon, mais il doit y avoir une erreur; il doit manquer un pain dans le bas, comme il en manque deux à la croix. La confirmation de ce nombre se trouve dans le résumé de l’auteur.