Montfaucon, In analect. grcec
IX°-Xe SIECLES.
tion de la place des pains à l’origine, explication que nous n’ofîrons toutefois qu’avec grande réserve.
Table d’autel de l’abbaye de Metlot, en marbre blanc.
(Papiers de Montfaucon, fonds latin, 11912, fo 108.)
Du reste, le Hombre d’hosties consacrées n’est pas nécessairement égal à celui des communiants, puisqu’on en conserve toujours, et qu’on peut en rompre, s’il y a trop de communiants. La fraction du pain a existé de tout temps dans l’Eglise. Chez les Grecs le prêtre divise le pain en quatre parts, et, suivant Simon de Thessalonique1, il les dispose en forme de croix pour rappeler Jésus crucifié. Chez les Coptes, il coupe le pain en trois parties comme il avait déjà fait aux paroles « il rompit », mais cette fois les sections s’opèrent en sens transversal des premières. Le morceau central du corban pour le calice est le plus grand, et il en tire une parcelle qu’il met à part et qu’on appelle Isbodicon ou S7tou8ao'v « corps du Seigneur ». La plus grande portion est posée dans le milieu de la patène et les huit autres rangées en forme de croix.
Dans le rite syrien le prêtre fait autant de morceaux qu’il est nécessaire, les encense et les pose sur l’autel2.
Il est dit que Clément d’Alexandrie divisa l’Eucharistie en autant de parties que l’exigeait le nombre des communiants.
Les Grecs, comme l’observe Arcudius, posent sur la prothèse les offrandes tantôt faites par le peuple, tantôt par une seule personne. Lorsque plusieurs font l’offrande, la première est la plus grande en l’honneur de Dieu, la seconde pour la sainte Vierge, la troisième pour saint Jean-Baptiste, d’autres pour d’autres saints, ou pour les vivants et les morts, pour l’expiation des péchés, pour l’obtention de nouvelles faveurs.