Liturgia antiqua hispanica Isidoriana moqarabica
Voyez Goar, Euch., p. 117.
MESSE
iv— 5
PAIN EUCHARISTIQUE
(cap. 67), nous lisons : « ad majorem missam quin- « que hostiæ offeruntur, multo etiam plures adji- « ciuntur , quia in his quinque solemnitatibus « omnes ad pacem accedere omnesque debebunt « communicare, etiam infantes. »
Une multiplication des pains, figurée au xe siècle dans l’évangéliaire de la Bibliothèque de Bruxelles, nous montre des pains, sans doute imités des pains d’autel ; ce sont des sortes de galettes avec un ornement en spirale au-dessus.
Gilbert, évêque de Limerick au temps de saint Anselme, dit que chaque prêtre doit avoir sa boîte de pains d’autel, ainsi que les fers destinés à leur fabrication l.
XIe-XIIe SIÈCLES.
Il s’éleva après le xe siècle d’ardentes disputes entre les Orientaux et les Occidentaux au sujet du pain azyme; cette circonstance est trop importante dans l’histoire du pain eucharistique pour l’oublier et pour négliger à ce propos quelques détails qui sont du reste en eux-mêmes du ressort de nos études, quoiqu’il soit assez difficile de discerner véritablement les anciens usages au travers de cette controverse.
Il est de foi que Notre-Seigneur à la Cène se servit de pain sans levain, selon l’usage des Juifs; on doit admettre aussi que les deux sortes de pains forment une matière valide pour le sacrement. Mais cette dispute n’avait jamais existé avant le schisme de Photius, un instant étouffé, puis réveillé par Michel Cérulaire, patriarche de Constantinople ( 1 o5 3).
Au milieu des obscurités qui enveloppent la question, on croit cependant découvrir qu’on fit généralement usage en Orient de ferment; une des meilleures preuves est l’horreur que causa l’hérésie des Ebionites et des Arméniens, partisans de l’azyme. L’étrangeté de ce rit prouve implicitement la pratique contraire. Mabillon pense que les Grecs ne se départirent jamais de l’usage du