‹ La messe (volume 4)Chapitre 59 sur 335 · Labbe, V, p · texte numérisé non relu

Labbe, V, p

prescriptions; un rite particulier à l’Église grecque est le mélange de l’eau chaude avec le vin. Dans la liturgie de saint Chrysostôme, après la fraction de l’hostie, le diacre prend un vase d’eau bouillante et dit : « Seigneur, bénissez à jamais la fer- « veur de vos saints, maintenant et toujours, et « dans tous les siècles des siècles. » Puis, versant un peu de cette eau bouillante, il ajoute : « De la « ferveur de la foi pleine de l’Esprit saint. Amen ! »

Dans la fresque du cimetière de Lucine qui figure une corbeille eucharistique et un verre de vin, ce vin est rouge.

Bona cite l’histoire de Marc, hérétique et magicien, qui vivait peu après les apôtres, lequel changeait par ses pratiques le vin blanc en vin rouge h

Saint Cyprien dit que le vin eucharistique transformé au sang du Sauveur, est rouge; saint Chrysostôme écrit que dans la Communion la langue est empourprée par le sang du Christ.

Le miracle de Cana, dans la pensée des artistes des premiers siècles, rappelait la transsubstantiation du vin au sang du Christ; aussi le voyonsnous presqu’aussi souvent représenté sur les anciens monuments que la multiplication des pains, autre figure de l’Eucharistie. Nous en avons publié plusieurs images dans nos précédents ouvrages, que nous nous contenterons de rappeler ici.

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