‹ La messe (volume 4)Chapitre 65 sur 335 · Hom. in cor., LXXXIV · texte numérisé non relu

Hom. in cor., LXXXIV

3. Voyez Dougiity, De calicibus euchar. vet. christ., 1690, p. 12.

CALICES

aux lèvres d’un calice : « Porro vastitas ejus ha- « bebat mensuram palmi, et labium illius erat « quasi labium calicis vel repandi lilii. » ( Par. 11. 4-5.)

Elle emploie l’expression dans le sens figuré : « Ebrietate et dolore repleberis, calice mœroris, « et tristitiæ, calice sororis tuæ Samariæ.» (Ezech. xxni. 33.) On la trouve aussi dans l’Evangile sous le sens figuratif : « Munda prius quod intus est « calicis. » (Math. 23-20.)

Une monnaie juive frappée sous le règne d’Alexandre le Grand représente sur la face la verge fleurie d’Aaron, sur le revers un vase en forme de coupe et sans anses, au-dessus duquel est la lettre numérale (l’an I). M. Clermont-Ganneau nous l’avait signalée comme la figure d’un véritable calice, et nous le donnons ci-contre, d’après l’exemplaire qu’en possède le cabinet de France. Cavedoni et, à sa suite, M. de Saulcy, estiment que ce vase est celui qui servait à déposer, avec les pains, le vin consacré sur la table de proposition. Une telle destination et une forme si semblable à nos calices modernes offrent un rapprochement d’un haut intérêt.

Cabinet des médailles de France.

On trouve sur d’autres monnaies juives des vases garnis d’anses, mais on croit qu’ils rappellent les urnes des jeux. Sur un verre doré juif, trouvé dans le cimetière ad duas lauros, et qui représente le temple de Jérusalem, on voit des canthares et autres vases d’or, qui devaient être renfermés à l’intérieur de la cella, devant le sancta sanctorum. Deux de ces vases à anses avec côtes sont presqu’identiques à ceux des mosaïques de Ravenne, que nous examinerons dans la suite. M. de Rossi attribue ce verre h la seconde moitié du 111e siècle ou à la première moitié du ive L

L’art juif dut subir sous la conquête des Grecs

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