‹ La messe (volume 4)Chapitre 75 sur 335 · VERRES DORES · texte numérisé non relu

VERRES DORES

pleins d’une liqueur rouge à laquelle il donnait le nom de sang. Saint Irénée, en racontant ce fait, se sert du mot Ilo-crjptov qui ne spécifie pas le verre, mais le contexte l’indique.

Clément d’Alexandrie (-{- 217) écrivait1 que l’usage des vases d’argent, d’or, de pierreries, était aussi vain qu’inutile, et que les liqueurs chaudes ne pouvaient qu’altérer ces trésors. « Voyez le Christ, il a pris sa nourriture dans un plat vulgaire et il fit asseoir ses disciples sur la terre. » De ces paroles on ne saurait arguer qu’il n’y avait pas au me siècle d’argenterie de prix dans les sanctuaires; une telle coutume n’a pu jamais être condamnée, lorsque nous voyons dans la Bible Dieu prescrire ce luxe à Salomon.

Nous avons dans les actes de justification de Cœcilianus et de Félix une preuve très positive de cette richesse pour le temps de Dioclétien et l’église de Cirta qui possédait : « Calices duo aurei ; item « calices sex argentei; cucumellum argenteum, « lucernæ argenteæ septem : cereo falta candelæ « brèves æneæ cum lucernis suis septem : item « lucernæ æneæ undecim cum catenis suis, etc.» 2. 11 est question aussi, dans les Actes de saint Philippe, évêque d'Héraclée, de vases précieux que renfermait son église, et qui excitaient la convoitise des païens. (D. Ruinart, Acta sincera.)

IIIe SIÈCLE.

En partant de ce principe déjà posé, que les fresques des catacombes renfermaient de nombreuses allusions au banquet eucharistique, nous devons reconnaître en même temps que les vases à boire dont les convives sont pourvus nous offrent des images des premiers calices. On ne peut d’autant moins s’y refuser que ces calices se confondaient alors, pour la forme, avec ceux d’usage domestique, ainsi qu’on l’a montré.

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