‹ La messe (volume 4)Chapitre 76 sur 335 · Bianchini, Anast., p · texte numérisé non relu

Bianchini, Anast., p

Baronius, Ann., t. II, p. 3o3.

Saint Augustin, lib. III, advers. Crescon. gram.

On y retrouve les différents types que nous avons signalés dans les représentations antiques ; le verre à boire à peu près semblable à celui que nous avons aujourd’hui, signale une peinture du cimetière de Sainte-Agnès;septvasescorrespondant au nombre de sept convives figurés au-dessus sont accompagnés de deux aiguières 1 . ( PI . CCCXXVI 1 1 . )

Le simple gobelet conique se voit dans une peinture du cimetière des SS. Pierre et Marcellin2, dans la main d’un enfant devant une table-trépied qui porte le poisson.

La coupe à pied, qui a la forme de nos calices actuels , apparaît dans une image du même cimetière 3.

Il est présumable que la plupart de ces vases étaient en verre ; bien que les calices fussent parfois de métal précieux, bien que l’Eglise eût déjà quelques richesses comme nous l’apprend l’histoire de saint Laurent, on ne peut nier que le culte réfugié dans les humides hypogées où nous en cherchons les origines, ne fût encore très pauvre. Saint Zéphirin, ordonnant que les vases sacrés fussent en verre, nous en fournit une preuve et nous apprend en même temps la matière la plus ordinairement affectée à ces vaisseaux sacrés. Le grand nombre de verres dorés découverts dans les catacombes vient encore à l’appui de ce fait, et il nous paraît difficile de leur refuser l’honneur d’avoir quelquefois contenu le vin eucharistique.

Ces verres sont pour la plupart des débris de coupes qu’ornaient des figures découpées sur une feuille d’or ; cette feuille était appliquée dans le fond et recouverte d’une mince plaque de verre que l’on soumettait à l’action du feu jusqu’à ce que les deux parties devinssent adhérentes ; ils ont toujours été trouvés attachés aux tombes dans du ciment, et la plupart dans les cimetières romains. (PI. CCLXXI.)

Il semble certain que leur usage remonte du 111e au ive siècle; Olivieri découvrit un de ces verres dans le cimetière de Calixte, sur lequel étaient représentées plusieurs monnaies, dont une à la place d’honneur, portait la tête de Caracalla. Sur un autre verre est écrit le nom de Marcellin, martyrisé sous Dioclétien en 3oq.fi D’après la forme des vête-

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