‹ La messe (volume 4)Chapitre 86 sur 335 · Hom. LX, Ad populum Antiochenum · texte numérisé non relu

Hom. LX, Ad populum Antiochenum

lion. L’histoire des calices nous fournit des preuves de ce fait.

Le ive siècle vit encore de nombreux calices de verre: Casali 1 nous dit que l’usage dura jusqu’à Grégoire de Tours, on peut croire qu’il persista bien après, puisque Léon IV, au ix° siècle, fut obligé de l’interdire.

Nous avons rapporté que les verres dorés intervinrent dans la liturgie jusqu’au règne de Théodose, nous pouvons ajouter plusieurs témoignages relatifs aux calices de verre, tirés des écrits des Pères. A propos de la Communion et des pains eucharistiques, on a cité l’exemple de saint Exupère, évêque de Toulouse, que saint Jérôme2 nous montre portant le sang du Seigneur « in vitreo calice ».

Donatus, évêque d’Arezzo, martyrisé sous Julien l’Apostat, est mentionné comme s’étant servi d’un calice de verre pour célébrer les saints mystères; dans le temps de la persécution de Julien l’Apostat, les païens le brisèrent, mais il le restaura miraculeusement 3.

Nous lisons dans la vie de saint Hilaire d’Arles4: « Qui eo credidit omnia distrahenda, quousque « ad patenas vel calices vitreos veneretur. »

En dehors des verres dorés, les monuments sont assez rares pour le sujet qui nous occupe. A Rome, au musée du Vatican, nous avons dessiné un calice de verre qui ne conserve que la coupe et la tige et auquel le pied manque ; il fut trouvé à Saint- Laurent 3.

Nous lisons dans le Voyage littéraire de deux bénédictins (I, p. 147) que le conseiller Requelaine de Dijon possédait un calice de verre duquel il prétendait qu’on se serait servi pour la messe.

On conservait autrefois, dans le trésor de la

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