Nous pouvons en
citer aussi au musée de Saint-Cier
main.
CALICES
époque ou un chanoine, en le donnant à baiser aux fidèles, le laissa échapper de ses mains et le brisa en plusieurs morceaux ; il fut alors enveloppé de lames d’argent et on y grava cette inscription en souvenir de la restauration: « Craterem istum a divo Julio in usum calicis adhibitum , die VI juli 1725 casuali lapsu notabilité)' fractum can. insig. coll. s. Julii, annuente Em. et Rev. Rev. DD. Giberto, card. Borromeo ep. die X jidi in pristinum universali gaudio restituebant. » Il a om28 d’ouverture et se rétrécit dans le bas à om2 3 ; sa hauteur égale om07- Il est bombé dans le fond. D’après l’analogie que M. Mella constate avec d’autres coupes antiques du Piémont, rien ne s’oppose à ce que nous fassions remonter son origine jusqu’au ive siècle, ni même à ce que nous acceptions la tradition qui nous la montre comme un calice eucharistique. L’exactitude chronologique de la tradition peut donner confiance à son témoignage entier.
Les monuments qui viennent d’être rapportés seraient insuffisants pour nous rendre compte des formes des calices au ive siècle, s’il ne nous était permis d’en rechercher les images sur les marbres funéraires dont nous espérons avoir fait admettre le témoignage
Citons d’abord deux graffiti publiés par Boldetti et qui sont incontestablement des calices remplis de pains eucharistiques ; on 11e saurait en aucune façon les prendre pour des corbeilles de la multiplication miraculeuse, car les tresses de joncs n’y paraissent pas, et de plus, le second, qui ressemble à nos calices actuels, compris la coupe, le nœud et le pied ordinaire, n’a aucun rapport avec les cestes antiques1. Ce marbre porte l’image d’une ancre renversée, d’une colombe tenant le rameau d’olivier, et le nom de Froitea in pace , écrit en lettres grecques2. (PL CCLXXVI.)
M. Armellini nous a signalé une pierre qu’il avait trouvée dans le cimetière de Priscille et qui malheureusement est perdue; elle portait un calice dont la coupe et le pied séparés par un nœud étaient de forme conique; suivant ce savant, nous devrions le considérer comme un calice. ( PI. CCLXXVI.)