Garrucci, VI, p. 149, pl. CDLXXXVII
Les calices mystiques ont quelquefois le col resserré, commecelui de l’inscription d’Ursinianus provenant du cimetière de Saint-Paulin, à Trêves1; sur le cylindre en plomb trouvé en 18672, on voit un vase élancé et dont la pointe est ornée de canaux; M. de Rossi a publié un calice dans le genre de celui de Trêves, qu’il date de 33g à 423 3.
La plupart des vases gravés sur les dalles funéraires des cimetières sont munis d’anses; dans cette catégorie, les uns offrent une coupe largement ouverte, comme sur le marbre trouvé chez M. de Chazournes, à Choulans. Le pied est très petit, les anses développées, la panse ornée de cannelures extérieures ; de la coupe surgissent des jets d’eau, auxquels viennent se désaltérer des colombes et des agneaux 4.
Parmi les marbres de Carthage, on remarque un vase dans le genre de celui de Choulans, audessus duquel s’épanouissent des tiges végétales5.
M. de Rossi publie dans sa Rome souterraine 6 un vase qui peut être exactement rapproché du premier. Ses anses, la large ouverture de la panse, ses cannelures le rangent tout à fait dans la même catégorie; il est accompagné d’un chrisme et d’une colombe. On voit dans le IIIe volume de son ouvrage (Pl. I, II) la copie d’une fresque cimetériale qui nous montre un vase pareil aux cratères antiques, au bord duquel boivent deux oiseaux.
La forme la plus commune sur les monuments que nous examinons est celle qui se rapproche des calices de mosaïque de Ravenne, c’est-à-dire des vases à col resserré, garnis de deux anses à volute qui réunissent les lèvres du vase aux cannelures de la panse, le tout porté sur un pied étroit. Nous avons gravé (Pl. CCLXX) un marbre que l’on garde à Rome au musée du Capitole, et qui donnera bien idée de ce genre d’images; le col et la panse sont ornés de canaux, le pied est conique;