Rossi, Insc. christ., n» 233, p
Id., n° 3g2, p. 172.
Voyez aussi dans Le cimetière des SS. Félix et Audactus, Boldetti, p. 545.
placés entre colombes; l’un, que nous avons gravé en A (Pl. CCLXXIII), existait dans le temple de Bacchus *, son col et sa panse sont godronnés; deux colombes boivent sur ses bords. Le marbre B se trouvait dans la basilique de Saint-Pierre2; par une singularité que je n’ai pas vue ailleurs et qui révèle peut-être une pensée symbolique, comme celle des agneaux qui détournent la tête, nous voyons ici les colombes tourner le dos au calice. Ce marbre et celui marqué C sont d’un âge postérieur au ive siècle.
O11 doit reconnaître aussi de véritables calices dans les vases placés sur le trépied dans les représentations de Pilate se lavant les mains. Ces vases ornés d’anses, de canaux, sont semblables à la plupart de ceux que nous examinons sur les marbres funéraires, et leur présence sur le trépied à griffes de lion, que nous avons regardé comme la forme des premiers autels, leur semble donner un caractère liturgique. Nous en avons gravé trois modèles. (Pl. CCCXXX.) On remarquera que celui d’Arles a les lèvres dentelées par les feuilles qui l’ornent 3.
Le savant vice-président de la Société scientifique des Basses-Alpes, M.Lieutaud, nous signaleun marbre très intéressant à Saint- Rémy près d’Arles. Sur la frise du couvercle du tombeau un calice est représenté entre plusieurs colombes; sur la corne gauche cette inscription : TOITONI XAIPE et un paon ; sur la corne droite un thuriféraire nu qui jette son encens sur un trépied placé à ses pieds ; le calice est cannelé, largement ouvert, sans col et avec des anses très développées 4.
Sur le sarcophage de plomb de Saïda5 on voit des calices ansés de formes diverses au milieu de pampres et de raisins; le monument est chrétien, mais il est possible que ces dessins aient été moulés sur des sculptures païennes; ils sont d’un
1. Sans doute San-Urbano alla Cafarella. Je ne me rappelle pas d’avoir vu ce marbre.
2. De Rossi, Inscrip., p. 374, l’attribue à 472 ou 439 et au pavage de Saint-Martin du Mont.
3. Si l’on veut en avoir un plus grand nombre d’exemples, on pourra les trouver dans le grand recueil du P.’ Garrucci: pl. CCCXXXJ, CCCXXXIV, CCCXXXV, CCCXLVI , CCCL , CCCLII, CCCLIII , CCCLVIII, CCCLXXXVII, CDXLV.
4. Nous devons à M. Augier communication des jolis modèles qu’il en possède.