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Amédkh Thierry, Alaric, ch. XII

Ve SIECLE. — CALICES D’OR ET D’ARGENT.

et il est probable que les autres églises perdirent de grandes richesses. Cependant, au ve siècle, comme à toutes les époques du christianisme, les ravisseurs ne découragèrent pas les donateurs, qui voyaient dans leur offrande plutôt le mérite d’un sacrifice fait à Dieu que la certitude d’orner longtemps son temple. Nous voyons les papes du ve siècle rivaliser de sainte munificence avec leurs prédécesseurs.

Saint Innocent (402-417) donne à la basilique des martyrs un scyphus d’argent orné de ciselures du poids de dix livres, cinq calices d’argent du poids chacun de trois livres, trois calices baptismaux de deux livres *.

Boni face (419) offre à l’oratoire de Sainte-Félicité une patène d’argent de vingt livres, un scyphus de dix livres, deux petits calices d’argent, etc. 2.

Sixte III (423) envoie à la basilique Libérienne un scyphus d’or du poids extraordinaire de cinquante livres, cinq d’argent d’un poids égal, dix calices ministériels d’argent du poids de trois livres3. Ici les calices ministériels diffèrent peu comme poids des calices mineurs mentionnés tout à l’heure; leur forme plutôt que leur dimension était peut-être le motif qui les distinguait et qui causait cette différence de désignation.

Saint Hilaire donne à Saint-Jean-de-Latran vingt calices ministériels d’argent pesant chacun deux livres; à Saint-Pierre un scyphus d’or de quinze livres, un autre de quatre livres avec émeraudes et hyacinthes, dix calices ministériels d’argent, etc.; à Saint- Paul un scyphus d’or, quatre

scyphi d’argent, dix calices ministériels, etc. h

Le livre pontifical n’est pas la seule source où nous puisions des renseignements sur les riches calices du ve siècle. Saint Perpet nous offre les plus intéressants documents dans son testament, où il lègue à Saint-Euphrone deux calices d’orVj, à l’église de Ambasciacum un calice d’argent, à l’église de Proillium un calice d’argent. L’épitaphe

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