‹ La messe (volume 4)Chapitre 96 sur 335 · Id., p · texte numérisé non relu

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5. Deauratam (thecam) aliam quæ est in capsario meo, cum duobus calicibus aitreis et cruce similiter aurea quam Mabuinus fecit. — M. Havet a combattu dernièrement l’authenticité de ce testament. (Bibliothèque de l’Ecole des Chartes, t885, eo5.)

D’Achery, III, 3o2.

du saint évêque faisait allusion à ces richesses, comme l’indiquent les vers suivants 1 (-J- 460) :

Heredem scripsit Christum atque aurea multa Sacrando Domini vasa cruore dédit,

Transmisit cœlo quæ plurima cessit egenis.

Dans un inventaire de Chalonnes-sur-Loire fait au xviie siècle, on mentionneun calice de vermeil qui passait pour avoir appartenu à l’évêque saint Maurille (-J- 426) 2 : « Un autre calice d’argent doré « où célébrait la messe Mgr saint Maurille, avec « une patène aussi d'argent doré. »

Grégoire de Tours raconte une circonstance qui prouve que l’on confondait les ouvrages des orfèvres gaulois avec ceux d’Orient ou d’Italie. L’empereur Léon (j- 471) avait une fille possédée du démon que personne ne pouvait délivrer; il envoya à Lyon demander le secours d’un saint archidiacre qui vint à Rome où se trouvait la jeune fille, et la guérit. Transporté de reconnaissance, L’empereur voulut combler d’or son bienfaiteur, qui n’accepta que pour les pauvres et pour l’Eglise. Après le départ du saint, il fit fabriquer une capsa d’évangéliaire, un calice et une patène d’or pur enrichis de pierreries 3 et confia à un homme, dont il se I croyait sûr, le soin de porter ce trésor à l’Église de Lyon. L’envoyé, comme il traversait les Alpes, se laissa séduire par un orfèvre qui lui proposa de substituer 4 5 des objets d’argent à ceux en or, et qui les imita au point que la fraude ne fut pas reconnue; mais ensuite les deux coupables furent atteints par la vengeance divine et périrent dans un tremblement de terre. Grégoire de Tours assure avoir très souvent vu les objets dans le trésor de Lyon.

Les inscriptions qui nous transmettent le souvenir de calices où elles avaient été gravées, doivent ordinairement nous révéler des vases précieux. J’ai dessiné ainsi à Rome, au musée chré-

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