Sicard, Mitrale , lib. II, cap. v. Migne, LXXIII
« éternels et qu’il ne résonne que de la, louange « de Dieu. Nous couvrons les épaulessur lesquelles « se portent les fardeaux, afin d’apprendre à porte ter patiemment le joug du Seigneur; nous ser- « rons notre poitrine par les cordons de l'huméral, « afin de réprimer les pensées injustes et inu- « tiles h »
Fortunat, archevêque de Trêves : «L’amict est « notre premier vêtement par lequel nous enve- « loppons entièrement le cou. En effet, la voix est « dans le cou ; et de même que l'usage de la voix « est exprimé par le cou, ainsi par l’amict nous « comprenons la garde de la voix. »
Innocent III - rappelle l’image de l’ange de l’Apocalypse qui descend d’une nuée; plus loin il ajoute : « Le prêtre, après avoir purifié ses mains, « prend l'amict qui descend tout autour sur les « épaules. L’amict ainsi placé représente la force « des œuvres, car c’est dans les épaules qu’est la « force pour accomplir les travaux pénibles...,; « les deux cordons par lesquels l’amict vient se « lier devant la poitrine marquent deux choses, « savoir: l’intention qui anime nos cœurs, et la fin « à laquelle on la dirige. »
On trouve en Italie, au xne siècle, des exemples d’amicts avec de riches parures. Les Bollandistes (Sept., vol. VI, p. 798) publient une statue de marbre de saint Janvier, qui existait à la cathédrale de Pouzzoles, et qui nous en fournit un exemple; le collet orné de divers entrelacs s’attache en avant. (PI. DXVII.)
Une petite statue d’évêque, dans la crypte de la cathédrale d’Ancône , nous montre un collet d’amict avec des rinceaux et des rosaces. On croit apercevoir par derrière les plis de lin qui s’y rattachent. (PI. DXVII.)
La statue de Nicolas IV, au Latran, laisse distinguer l’amict autour du cou du pontife, et même, si je ne me trompe, des broderies qu’on y avait figurées.
Sur le tombeau de Gherardo da Parma (-J- 1 3o3), dans la même église, le collet de l’amict, partagé en plusieurs compartiments, est orné de gemmes et de perles ; on observe au-dessus, clairement
1. Hugues de Saint-Victor, De officiis ecclesiasticis, cap. xlv.