De Linas, Rapport sur les vêtements sacerdotaux
Archæol. journal, I, a85.
Viollet-le-Duc, Dict.
Gay, .4)!)!. arch VI, 41 1.
Schavv. Dresses, etc.
XIIe SIÈCLE.
« et notre conduite. La tête est le siège du senti- « ment, le cou l’organe de la voix, les épaules les « porteurs des fardeaux. Nous voilons donc la « tête par l’espoir du ciel; nous mettons une garde « à notre bouche pour qu’elle ne résonne que des « louanges de Dieu; nous couvrons nos épaules « pour porter mutuellement les fardeaux les uns « des autres et subvenir par nos labeurs aux néces- « sités de nos proches ; les deux cordons sont la « crainte des peines, l’espérance de la vie bien- « heureuse qui éloignent les mauvaises pensées « du cœur du prêtre h »
« Le prêtre, dans le mystère de l’autel », dit Rupert de Tuitz, « représente le Christ dont il « est membre, et que sa tête symbolise. Il couvre « sa tête de l’amict, jusqu’au moment où il le rabat « sur l’ouverture de la chasuble, où il forme une « sorte de couronne. Ainsi nous lisons dans « l'Apocalypse qu’un ange descendit du ciel cou- « vert d’une nuée, et dans Isaïe, que le Seigneur « vint sur une nuée brillante, que le fils de Dieu, « l’ange du grand conseil, vint pour le salut du « monde couvert par une nuée, qu’il cacha sa dite vinité dans notre chair; ce voile de la chair, « voihà ce que signifie l’amict, le premier vête- « ment sacerdotal. »
Hugues de Saint-Victor (f 1141) s’exprime ainsi dans son chapitre De humerali sive amictu : « Comme pour l’ancienne loi, tout est symbolique « dans le costume chrétien. Dans les vêtements « sacrés, leur couleur, leur matière, leur position « se réfèrent aux quatre éléments du monde, aux « deux hémisphères du ciel, aux signes du zodia- « que; ils signifient que tout est soumis à Celui « dont le prêtre, sous les vêtements, tient la place.
< L’Eglise a reçu les vêtementssacrés de l’ancienne « loi. L’huméral, qu’on appelait éphot, ce que
< nous nommons amict, couvre la tête, le cou et « les épaules, et s’attache par deux cordons à la « poitrine. L’huméral signifie donc l’espérance « de l’éternité, au sujet de laquelle l’apôtre nous « dit : et galeam salutis assumite (Eph. vi). Nous « couvrons de l’amict la tête qui est le siège de « tous les sens, afin que nous servions Dieu par « l’espérance des biens éternels ; nous entourons « le cou par lequel la voix passe, afin que nous « y posions une garde par l’espérance des biens