Bibl. nat., latin, 17046, f
XIIe SIECLE.
universelle de 1867, une étole qu’on conserve au musée de Beauvais et faite de morceaux de soie verte ; on y voit des oiseaux à tête de dragons, des dragons à têtes d’aigles, affrontés sur un champ de grandes palmettes.
Les inventaires de Clairvaux rappellent une étole de saint Bernard, gardée dans un coffret recouvert d’ivoire, en même temps qu’un petit sac de cuir ; c’était une longue bande de crêpe fin, blanc avec raies noires, de la longueur d’une « écharpe » de sous-diacre, ces objets étaient accompagnés d’une légende sur parchemin : « Iste « sacculus cum stola pendebat ad caput beati « Bernardi, anno sexagesimo quarto. » (Lalore.)
Nous avons, pour la France et pour le xne siècle, un nombre infini d’images ; nous en citerons quelques-unes.
La châsse de saint Hydulphe, à Moyen-Moutiers, nous montre un des diacres dans le bas-relief des obsèques de saint Dié, qui porte une étole ornée d’un rinceau et d’un rang de perles. (PL DLXXXXII.)
J'ai relevé sur un chapiteau du cloître de Moissac une étole avec une suite de cercles, terminée par une frange; sur une autre de la même enceinte, une étole avec losange et franges. (PL DVC.)
On voyait jadis dans l’église de Josaphat, près de Chartres, le tombeau de l’évêque de Lièves (-J- 1 122), et sous sa riche dalmatique passait une étole ornée et frangée1. (PL DLXXXXVI.)
Faut-il considérer comme des étoles les bandes croisées sur la poitrine qu’ont les anges sur le petit bas-relief de Tarascon ? (PI. VI.) Dans le cas affirmatif, nous aurions une preuve qu’on la portait de cette façon à la fin du xue siècle
Nous pouvons consulter ici plusieurs manuscrits de la Bibliothèque nationale ; celui du fonds latin 833 (f° 207, verso) nous offre une miniature qui représente le martyre de saint Etienne ; le saint diacre a une riche étole, divisée par parties