‹ La messe (volume 5)Chapitre 99 sur 303 · Bock, Vêtent, liturg., II, PI. xvm, fig · texte numérisé non relu

Bock, Vêtent, liturg., II, PI. xvm, fig

ETOLES.

Hefner publie une miniature de sa collection dans laquelle un évêque porte sous sa dalmatique une riche étole ornée d’une série de petits cercles rouges qu’encadrent deux bandes longitudinales rouges, terminées par une traverse en forme de potence de même décoration , et garnie d’une frange.

XIIe SIÈCLE.

En Italie, au xne siècle, nous trouvons d’abondants renseignements sur les étoles, à propos de la bénédiction du cierge pascal et du diacre dans l’ambon.

Dans celui de Pise, il porte une étole crucifère sur l’épaule gauche, ainsi que les deux assistants au saint sacrifice; cette étole a deux croix en avant et des franges aux extrémités (PI. XV) ; elle est en or sur une de ces miniatures. (PI. CVC, DXLVH.)

Dans l’exultet de la Bibliothèque de la Minerve, les croix sont passées et séparées par une frise avec rinceaux. Dans cette scène , celui qui allume le cierge porte une chasuble, et sous ce vêtement une étole plus riche que la précédente; elle est ornée de compartiments avec treillis en losanges, le dernier à droite tient une croix; elle est garnie de franges. (PI. CXCIII, CXCIY.)

Il ressort de l’examen de ces manuscrits que le diacre au xne siècle n’avait pas toujours l’étole dans l’acte de bénédiction. Dans les exultets de saint Biaise et de la Bibliothèque Barberini, il a sur la dalmatique une sorte de superhuméral et une large bande antérieure qui semblent appartenir au vêtement et qu’on ne peut confondre avec l’étole. (PL CXCVI.)

Dans la mosaïque de Saint-Ambroise, les diacres sont simplement représentés avec des dalmatiques laticlaves. (PL XVII.)

L’étole de saint Thomas Becket, conservée dans le trésor de Sens, est sans doute le monument le plus remarquable de cet ornement pour le xue siè¬

cle français; voici comment l’inventaire de 1 65 3, publié par M. Julliot, la décrit : « l’estole servant « avec la dite chasuble est de broderie d’or et de « soye, doublée de taffetas rouge, ornée aux deux « extrémités de lames d’argent devant et derrière « à chacune desquelles extrémités restent deux « campanules d’argent, y en ayant deux aultres « perdues. Sont aussy sur la dite estole aux extré- « mités, des clouds ou boutons platz d’argent, « scavoir treize à l’un des bouts et cinq à l’autre, « le reste estant perdu. »

La longueur de cette étole a 2mqo ; à l’endroit où elle s’évase se trouvent des croix cantonnées, la première d’aigles et de griffons, la seconde d’aigles et d’anges céroféraires ; une autre croix placée, selon l’usage, sur la nuque, est accompagnée de quatre colombes. La partie inférieure du tissu tout en or est ornée de cercles entrecoupés avec des perles aux intersections et dans les centres; au-dessous s’ouvrent des cercles avec croix aux centres sur fond violet; les tympans sont alternativement verts et bruns1. (PL DXXXVI.)

On dit que saint Thomas Becket portait jour et nuit son étole, la regardant comme une image du joug plein de douceur du Seigneur 2 I 1 1 1 7 -J* 1170), « stolam, jugum Christi suave, « circa collum diebus ac noctibus habuisse ». Le privilège de porter toujours l’étole n’appartient plus qu’au souverain pontife.

Dans l’inventaire de Sens, on lit encore cette mention d’étole : « Idem, une estolle tissue de « soye et d’or brodée des deux costés de galons « d’or qu’on dit être de sainct Loup 3. »

Nous avons dessiné dans la collection Gaignières 4 un tombeau qui existait à Saint-Pierrele-Vif, près de Sens, et où reposaient les restes d’un archevêque du xne siècle, Henri Sanglier (1122 -f- 1142). L’étole y paraît avec un rang de perles dans le bas et deux longues franges. (PL DLXLVI.)

M. de Linas décrit, à propos de l’Exposition

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