Voy. Smith, Dict
oü sont alternativement des rinceaux et des cercles, garnie en bas d’une rosace, puis d’une frange, ou plutôt de cinq glands. Le manuscrit (latin n° 8) est remarquable ; il nous montre un type d’étole magnifique, le corps de la bande ornée d’espèces de fleurons formant une poste blanche sur fond noir, le petit trapèze du bas avec une rosace, et enfin, en guise de frange, trois petites boules suspendues à des fils. (PL DXXVIII.)
La plupart des étoles que nous venons de citer sont droites ou peu évasées à leurs extrémités; le manuscrit latin (ii6i5)nous offre, au contraire, deux bouts en or très épatés, ornés d’un treillis et garnis de franges. (PL DXVLV.)
Dans le célèbre manuscrit brûlé à Strasbourg 1 par les Prussiens, « l’Hortus deliciarum », nous voyions l’étole sous la dalmatique descendre jusqu’au bas de l’aube. Les étoles figurées dans ces miniatures sont treillagées et frangées.
Un manuscrit de Douai (Rabani, De laudibus crucis, 786) signale une particularité intéressante ; il montre deux évêques ayant sous leur dalmatique une étole d’argent terminée par des bouts en or et évasés. (PL DCLVIII.)
Ces bouts étaient à cette époque aussi carrés, comme on peut le voir dans les peintures du Liget (Indre) L
Une miniature de la Bibliothèque royale de Bruxelles (9016, f° 48) figure le saint sacrifice, et le célébrant devant l’autel porte une étroite étole de couleur verte.
A Gand, le « Lamberti liber» (f° 160) offre une étole jaune, peut-être imitation de l’or, et dans le bas un riche trapèze orné de pierreries et terminé par une frange. (PL DXXVIII.)
En Suisse, dans l’église de Grandson, des sculptures représentant des prêtres en costume liturgique fournissent des spécimens d’étole. Dans l’une, elle est large, ornée de croix et de franges à la partie inférieure3.
1. J’ai fait les dessins que nous donnons sur la précieuse copie que M. Bastard en avait et qui est déposée à la Bibliothèque des Estampes.