‹ La messe (volume 5)Chapitre 110 sur 303 · III, ch. v, trad. de Barthélemy · texte numérisé non relu

III, ch. v, trad. de Barthélemy

XVe SIÈCLE.

« est nécessaire pour attendre l’effet des promesses « éternelles.

« Lors de l’ordination du prêtre, on replie l’é- « tôle de l’épaule gauche au côté droit du récite piendaire, parce que, de même que l’obéissance « commence par des actes, c’est-à dire par la dite lection du prochain, de même elle s’élève à la « vie contemplative par la dilection de Dieu. Or « la longueur de l’étole symbolise la persévé- « rance, les deux bras pendants la prudence et la « tempérance. »

XIVe-XVe SIÈCLES.

Sur les tombeaux de Rome, aux xive et xve siècles ', les souverains pontifes et les évêques sont représentés sans l’étole. Il ne semble pas qu’en Italie on ait eu coutume de porter cet ornement aussi souvent qu’en France.

Une riche étolè est figurée à Monza dans le basrelief de couronnement; elle est passée en bandoulière de l’épaule gauche descendant sous le bras droit, où elle rejoint l’autre extrémité avec laquelle elle semble reliée; elle est partagée en une suite de compartiments qui portent alternativement les uns des croix, les autres des losanges ornés.

On conserve encore, dans l’église paroissiale de l’île de Batz2, une bande d’étoffe connue sous le nom d’étole de saint Paul Aurélien, qui nous paraît bien en effet être une étole, mais qui ne saurait en aucune manière être attribuée à une époque ancienne. Cette bande, de 3 mètres en longueur, d’environ omo8 de large, sauf au milieu, où elle se rétrécit un peu, et aux extrémités, où elle s’élargit légèrement, a été prise dans une pièce d’étoffe qui représente des chasseurs à cheval alternativement affrontés, ayant le faucon au poing et un chien haletant aux pieds. Elle nous donne

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