Lettere eccles., Il, p
G. Marangoni, Delle cose gentilesche , XXXIII.
7. Isidore les appelle clavos ; Alcuin, virgulas; Amalaire, lineas ; Jean Diacre, qonas; Raban, tramites.
Montfaucon, Antiq. expliq., V, 22.
fait conforme à celle des premiers diacres chrétiens, tunique courte, avec manches longues et assez amples, avec les deux claves1. Ces ministres des sacrifices, qui avaient chez les païens des fonctions analogues à celles des diacres, nous offrent une singulière ressemblance de costume et d’attitude avec eux, témoin cette statuette antique représentant un Camille chargé de l’eau lustrale et dans laquelle l’aspergeoir, le seau, le geste rappellent notre sainte liturgie; cet enfant porte une tunique courte et des manches qui ne descendent pas au coude 2.
L’édit de Dioclétien3, de la fin du 111e siècle, nous fournit des détails intéressants sur les matières variées, laine, soie ou lin, qui les composaient. Elles servaient alors aux hommes et aux femmes; leur prix variait selon la qualité et le lieu de la fabrication, à Scythopolis, Tarse, Byblos, Laodicée, etc., de 1000 à i5oo deniers.
Il passait pour inconvenant chez les personnages distingués de sortir en simple dalmatique, ce que Lampridius reprochait à Commode h
Ordinairement, les tuniques laticlaves se portaient sans ceinture3; César se singularisait en se ceignant, ce qui faisait que Sylla le nommait « puerum male præcinctum. »
Une coupe du ive ou ve siècle, publiée par M. de Rossi, d’après un dessin du Vatican, donne bien idée de ce que pouvaient être les dalmatiques portées par les personnages de distinction et ornées de riches clavi 6. (PI. DLXII.)
Les dalmatiques, dont le nom vient de Dalmatie, ressemblaient aux tuniques phocéennes, sauf que ces dernières avaient une large pièce de pourpre qu’on posait au milieu et qui descendait depuis le col jusqu’aux pieds; Héliogabale donnait des vêtements de cette sorte à ses ministres pour assister aux sacrifices.
Le Père Garrucci7 croit que la tunique à lon-