‹ La messe (volume 5)Chapitre 12 sur 303 · Bihliot. nat., fonds latin, 11912, f · texte numérisé non relu

Bihliot. nat., fonds latin, 11912, f

On trouve sur les sceaux, des collets d’amicts dont les bords se rejoignent au milieu. — Aux Archives de France, parmi les sceaux qui nous offrent des images intéressantes de l’amict, nous rappellerons Guillaume de Rouen (1225), saint Quiriace, de Provins (xtrie siècle) . Quelquefois les plis retombent amplement autour du cou, de manière à simuler un capuchon, ainsi qu’il paraît dans le beau type de l’abbaye de Saint-Amand. (PI. DXVIII.)

Nous avons rapporté, dans les miniatures du pontifical de Rouen, des amicts parés et gemmés. (PL XXI, CDXCV.)

Les inventaires offrent aussi de précieux renseignements ; dans celui de l’abbaye de Silvicane (1289), nous lisons: « Sex amictos paratos diver- « sorum ornamentorum pannorum de cirico et a de purpura. » Dans celui de Saint-Paul de Londres, de 1295 : « Duo amicti veteres quorum « unus de opéré saraceno et aliis de sameto viridi « breudato cum avibus in circulis. »

Et encore :

« Amicti II cum lapidibus deaurati. — Duo « amictus de filo aureo aliquantulum lati. Amic- « tus breudatus de auro puro cum rotellis et « perlis. Amictus vêtus, breudatus cum auro puro « et duobus aymallis et tribus lapidibus.» — Il est aussi question d’un amict orné de perles indiennes, sur lequel se détachaient de grandes images d’évêques et d’un roi en argent, d’une parure d’amict dont le champ était orné de perles et le contour de fleurs et de quatre-feuilles, etc. L

Le P. Cahier fournit, d’après un tableau de Saragosse, une ligure d’amict dont le collet, rétréci sur le devant, s’attache avec un lacet passé dans des œillets, muni de glands et qu’on serrait à volonté au moyen d’un nœud coulant.

Le symbolisme des liturgistes, au xme siècle, répète les mêmes pensées que nous avons vues déjà développées.

« L’amict, dit Durand de Mende 2, se met sur « les épaules et désigne par là la force qui leur est « nécessaire pour supporter la fatigue et les farte deaux. On le serre au cou, ce qui signifie le frein « donné à la parole; nous en couvrons notre

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