Smith, Dict
avait été enlevée à la première reconnaissance , onze ans après la mort du saint, et conservée comme relique dans l’église. (A. Bened. VI, 297.)
M. Pugin prétend que dans ces hautes époques, avant Charlemagne et la réforme du rituel, les diacres français ne portaient pas la dalmatique, mais seulement l’aube et l’étole. Puis les prêtres la prirent sous leur chasuble, comme les évêques, ce qui ne fut pas approuvé par l’autorité ecclésiastique. Il est certain, du moins d’après le pontifical d’Egbert, archevêque d’York (-j- 76 6), qu'en Angleterre les diacres la portaient à la messe le jeudi saint, « diaconi dalmatici vestiti b »
Dans le livre du roi Athelstan2, un diacre porte une dalmatique bleue avec orfroi jaune en Y, une aube verte. Cette dalmatique est assez courte, les manches ont une certaine ampleur.
Les souverains pontifes aimaient voir les églises adopter non seulement la doctrine de Rome, mais aussi ses vêtements, qui étaient comme une image de leur fidélité dans les choses de foi; c’est ce que nous voyons dans la lettre du pape Zacharie (-j- 7 52) à Austrobert, évêque de Vienne : « Dalmaticam « usibus vestris misimus ut quia Ecclesia vestra « ab hac sede doctrinam fidei percepit et morem | « habitus sacerdotalis ab ilia etiarn percipiat deco- « rem honoris. »
Nous possédons un spécimen remarquable des dalmatiques de cette époque sur une plaque d’argent découverte en Erioul, et que nous avons vue dernièrement à Rome chez M. le chevalier Giancarlo Rossi; les manches de l’évêque figuré ne sont pas très amples. En fait de claves il ne porte au milieu qu’une large bande qui s’élève au milieu entre les fentes ouvertes de la chasuble, et qui est ornée d’une suite de croix. Une riche bordure de rinceaux termine le vêtement par le bas. (PI. DCLIII bis.)