‹ La messe (volume 5)Chapitre 139 sur 303 · Dr Schmidt, Der christliche altar, p · texte numérisé non relu

Dr Schmidt, Der christliche altar, p

XIe SIÈCLE.

sur la poitrine, descendant par devant verticalement, et enfin dans le bas, en façon de bordure. Cette bordure, au milieu et de côté, se relève en demi-cercles agrémentés de palmettes. (PI. CI et CDLXXXIX.)

Une panoplia, manuscrit grec du xne siècle, au Vatican1, rappelle des dalmatiques ornées d’un semis de chrismes d’or et d’une bande d’or dans le bas, qui se relève de côté, comme à la tunique de Justinien, à Ravenne,

Les évêques, en Orient, ont un vêtement nommé saccos , et qui se rapproche plus de nos dalmatiques que les tuniques dont on vient de parler, lesquelles se confondent avec l’aube, au lieu que le caractère de la dalmatique est de constituer une seconde tunique. Les peintures du xie siècle nous présentent les plus anciens monuments que nous connaissions du saccos2. Dans le manuscrit 5q3, dont nous parlions tout à l’heure (f° 288), un archevêque, sous son large pallium, est vêtu d’une longue tunique bleue qui lui descend au-dessus des chevilles, en laissant apercevoir la tunique de dessous avec ses claves rouges. L’étoffe est bleue, semée de médaillons d’or où sont inscrites des croix rouges, les manches ont une médiocre ampleur. Le prélat est monté sur des marches pourpres.

A Genève, nous avons dessiné sur un rouleau du xie siècle, qui contient la liturgie de saint Jean Chrysostôme (man. grec, n° 24) une belle figure qui rappelle un saccos du même genre, mais encore plus riche; ici, l’étoffe est blanche, semée de cercles rouges avec croix inscrites de même couleur; des claves d’or perlés et gemmés descendent des épaules jusqu’à la bordure du bas, large, en or, et ornée. Les manches sont bordées d’or et gemmées. On voit passer dessous l’étole d’or et une tunique à claves d’azur qui retombe sur les pieds. On ne saurait imaginer rien de plus splendide que ce costume. Cette miniature est faite sur grande échelle, nous l’avons réduite environ de moitié. (PL DXLIII.)

Le saccos est le privilège des plus hauts personnages de l’ordre ecclésiastique; aussi, nous ne sommes pas surpris, dans l’évangéliaire géorgien,

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