Reusens, Eléments d’arch ., II
De Farcy.
amicts à cette époque. On y voit que leur collet, la seule partie dont ces images nous laissent juger, est plus ample que précédemment, ou du moins, moins étroitement attaché par devant; nous en avons copié des exemples dans le missel n° 5668, où le cou reste tout apparent.
Saint Charles Borromée (-J- 1584) prescrivait encore de son temps les parures des amicts : « L’amict doit être orné d’une bordure cousue en « forme de collet rabattu sur la chasuble; outre ce « parement, il doit être marqué de trois croix, une « au milieu et deux aux extrémités supérieures. »
Le cardinal Bona (-J- 1674) commence à trouver cet usage singulier, mais André du Saussaie, évêque de Toul (f 1675), nous informe qu’il se conservait encore dans un grand nombre d’églises, notamment à Paris h
Aujourd hui l’amict se compose d’une pièce rectangulaire de toile de fil de om5 5 sur on’75, dont les bords sont occupés par deux ourlets et deux lisières. Les angles sont garnis d’un gousset formé d’une double toile. Deux cordons de im25 de longueur passent par les œillets, où les retiennent de gros nœuds, et peuvent ainsi en être facilement retirés pour le blanchissage. De petites croix rouges sont brodées en haut et en bas à omob de l’ourlet, et une croix au milieu'2.
Pour la vestition de l’amict, le prêtre le prend par les angles ou sont attachés les cordons, baise la croix centrale, le place sur sa tête, puis, l’abaissant sur son cou, s’en sert pour border le collet de