Ad S. Mariam Transpadinam quæ est juxta therebinthuni
4. Induunt eum amictu et alba et cingulo et sic deducunt eum domnum papam in secretarium, ibique clericum facit eum et concedit ei tunicam et dalmaticam et mitram, caligas et sandalia, etc.
« et les sandales dont il se sert pendant le couron- « nement, et il se tient ainsi vêtu devant le pape... »
Comme s’il fallait qu’aucun vêtement liturgique ne fût oublié en cette circonstance, il est question plus loin du pluvial, dont il est revêtu à certain moment. Le manuscrit d’Ebulon, dans la Bibliothèque de Berne, qui retrace ces cérémonies d’une façon si curieuse, nous montre aussi la remise de l’anneau. (PI. DCLXVI.)
Les empereurs désiraient toujours se rattacher aux souvenirs de Charlemagne, ce qui explique les noms carlovingiens qu’ont gardé beaucoup de leurs vêtements de sacre. Déjà, dans les Annales de Fulda, on lit que Charles le Chauve était vêtu « talari dalmatica et baltheo desuper accinctus « pendente usque ad pedes1.» Willemin (PI. xxi), publie une riche tunique avec large bordure dans le bas, orfroi au cou et double bande ornée sur les manches, qui sont serrées ; il la copie dans un ouvrage de Nuremberg, qui la fait venir de Charlemagne 2.
Bock, dans son grand ouvrage des joyaux du Saint-Empire, donne des exemples de ces tuniques impériales.
Les miniatures nous rappellent leurs éblouissantes richesses, les bordures chargées de broderies, de perles, d’or et de pierreries, avec paragaudes. On en trouvera de nombreux spécimens dans les miniatures impériales, celles carlovingiennes de la Bibliothèque nationale , celle de l’évangéliaire d’Othon III, à Munich3. Je dois dire que ces tuniques sont, en général, serrées aux poignets, ce qui les distingue des dalmatiques ecclésiastiques, mais il est possible que ces représentations ne reproduisent pas le costume au moment du sacre.
Les peintures romaines du xne siècle peuvent être encore étudiées avec fruit pour l’histoire des dalmatiques. Les figures des papes qu’on avait représentés dans l’ancienne chapelle de Saint-Nicolas, au Latran, et dont les aquarelles du Vatican4 nous ont conservé les images, peuvent être citées ici. Les dalmatiques, excepté aux poignets, cachent