‹ La messe (volume 5)Chapitre 144 sur 303 · Hittork, Arcli. de Sicile · texte numérisé non relu

Hittork, Arcli. de Sicile

Les diacres, dans la mosaïque de Saint-Ambroise, à Milan, ont encore des dalmatiques d’une simplicité antique, blanches et seulement ornées de deux claves rouges; elles ne laissent apercevoir dans le bas qu’une petite partie de l’aube qui est bleue. (PI. XVII.)

Les miniatures nous fournissent aussi de curieux détails; au Vatican, dans le poème en l’honneur de la grande Mathilde, des céroféraires sont peints avec leurs dalmatiques; les manches conservent au bord l’ampleur primitive et se rétrécissent à l’entournure; elles sont ornées d’une bordure; deux claves, accompagnés d’une infinité de petites houppes, descendent verticalement; la manche et le côté gauches des tuniques portent des franges. Dans la même scène, l’évêque de Brescia est habillé d’une dalmatique à manches larges, bordée d’une bande d’environ om20 avec quadrillé; il porte un pallium en Y, gemmé et crucifère *.

Dans une collection de bulles du xne siècle, publiée par d’Agincourt2, on voit un pape assis et portant l’étole directement sur la dalmatique, et cette dalmatique paraît gemmée au bord inférieur et aux manches; elle a pour claves des filets très minces accompagnés de pois; des filets semblables ornent les 'manches sur la saignée du bras.

Il y avait aussi à cette époque, en Italie, des dalmatiques entièrement ornées, témoin celle de saint Vincent dans la chronique du monastère de ce nom, dont l’étoffe est couverte de petits losanges. Dans le bas, on remarque une bordure gemmée faisant le tour des échancrures latérales3; nous retrouverons au xme siècle ces riches étoffes employées pour les dalmatiques.

Les miniatures des exultet sont encore une source précieuse de renseignements pour notre sujet; en effet, le samedi saint, où ce chant est répété depuis tant de siècles, est le jour des grands privilèges des diacres, qui devaient avoir alors

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