‹ La messe (volume 5)Chapitre 16 sur 303 · Martigny, Dict · texte numérisé non relu

Martigny, Dict

3. Nous lisons dans Pierre de Blois (+ 1200) (serm. 41): « Inductus camisia linea quæ communi nomine dicitur alba. »

en soie tissée avec une autre matière, qu’envoie (vers 265) Gallienus à Claudius. La même expression « alba serica » se retrouve plus d’une fois dans la lettre de l’empereur Valérien. Le mot a survécu dans les langues modernes : en français, aube ; en anglais alb, etc. Il paraît dans les anciens écrivains avec une double signification que le contexte peut seul éclaircir; au singulier, il s’agit ordinairement d’une tunique blanche; au pluriel, in albis , par exemple, il faut comprendre divers vêtements blancs.

Autrefois, à Rome, le principal vêtement de dessous était la tunique, dont la forme se rapproche de la blouse moderne1, simple chemise de laine serrée autour des reins et descendant jusqu’aux genoux. La tunique talaire était réservée aux femmes et passait pour indigne d’une mise virile. Il est présumable cependant que les prêtres chrétiens, dès l’origine, adoptèrent ces dernières pour le ministère sacré. Saint Jean, dans la vision de l’Apocalypse, voit le Sauveur en habit sacerdotal, vestitum podere'1 (cap. I, i3).

Jean Diacre, dans la vie de saint Grégoire, raconte qu’on porta un jour à ce pontife une aube qu’on prétendait venir de l’apôtre saint Jean.

Vopiscus nous apprend qu’Aurélien distribua des aubes au peuple, «tunicas albas, manicatas et « diversis provinciis lineas afras atque ægyptias « puras. » Le même auteur nous apprend la ma-

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