Cela n’empêchait pas Claudien d’écrire ces vers
... Dea vestibus ornât Romuleis : latii sederunt pectore cultus Loricæque locum decuit toga...
MESSE
CHASUBLES
le principe une espèce de blouse, une sorte de pèlerine ronde munie d’un capuchon1, ayant en haut un trou rond par où l’on passait la tête, et généralement fermée tout autour; elle était sans manches; on la portait sur la tunique, en voyage et dans la ville, par les mauvais temps-. Le plus souvent en laine, pcenula gausapina 3 (Martial, Epig. xiv, 1 45 ) 4, quelquefois de cuir, pænula scortea (id. , i3o); il y en avait avec franges.
L’introduction de la penula à Rome, où elle remplaça la toge, fut une conquête des Grecs, son nom l’indique. Les Lacédémoniens s’en servirent d’abord dans le théâtre pour se préserver du froid en hiver ; Suétone (Galba) raconte qu’ils la transmirent aux Romains : « Cajo Cæsare geticulo « substitutus, postridie quant ad legiones venit, « solemni forte spectaculo plaudentes inhibuit, « data tessera, ut manus pænulis confinèrent5. »
Il est fréquemment parlé de ce vêtement dans les auteurs antiques qui nous fournissent des renseignements sur son usage. Elle protégeait de la pluie et du froid.
Juvénal, Sat. V :
Fremeret sæva cum grandine vernus Jupiter et inulto stillaret pænula nimbo.
C’est surtout pour cela qu’on les fabriquait en cuir. Martial :
Ingrediare viam cœlo licet usque sereno,
Ad'subitas nusquam scortea desit aquas.
C’était une sorte de cuirasse, nous apprend Plaute, assez dure pour préserver contre les coups le dos d’un esclave (Mortellaria, iv, 274).
Horace le considère aussi comme un vêtement d’hiver ( Epist . I, n, 17) :
Incolumi Rhodos, et Mitylene pulchra facit, quod
Pænula solstitio campestre nivalibus auris
Per brumam Tiberis, sextili mense caminus.
On comprend d’après ces qualités que la pénule était éminemment utile pour les voyageurs. Cicéron, dans son discours pour Milon, raconte que