Rubenius, De Pænula, p
4. Pline disait aussi : « Appulæ lanæ brèves villo; nec nisi pænulis utiles. »
5. Sénèque ( Qucest . nat., IV, 6) : « Hi cum signum dédissent adesse jam grandinem, quid expectas, ut homines ad pænulas discurrent scorteas ! »
celui-ci, voyageant avec sa femme sur son char et se voyant attaqué, rejeta la pénule qui le gênait; dans son discours pour Sextius, il la mentionne comme le vêtement des muletiers. On voit aussi chez lui ces phrases : « Scindere pœnulam , attingere pœnulam alicujus », pour signifier une politesse exagérée et indiscrète, ce que nous appelons saisir quelqu’un par la boutonnière1.
Elle était excellente pour les soldats2.
Cette pænula, la plus ancienne et la plus grossière, est la pænula viatoria ; mais bientôt elle changea de matière et de fonction, sa forme se modifia, s’allongea, le capuchon disparut; elle devint la pænula nobilis.
Sous Domitien, on la fit en étoffes souples et riches, et on la substitua de plus en plus à la toge3. Quintilien attribue à cette transformation le déclin de l’éloquence, il voyait les orateurs perdre les gestes majestueux que leur permettait la toge, et que le nouveau vêtement empêchait en paralysant les bras : « Quantum humilitatis, pu- « tamus eloquentiæ attullisse pænulas istas; qui- « bus astricti, et velut inclusi, cum iudicibus face bulamus ? »
Sous l’empereur Commode, on faisait venir les spectateurs avec leurs pénules, ce qui était encore extraordinaire 4. Cependant les empereurs ne la portaient pas5, et Caligula prenant des pénules peintes et gemmées, qui ne convenaient qu’à des femmes, s’exposait à un ridicule que relève Suétone.
Antonin distribua des pénules au peuple.
Lampridius rapporte dans la vie d’Alexandre Sévère que ce prince donna aux sénateurs la permission de porter la pénule dans Rome pour se garantir du froid, mais il ne l’accorde aux matrones qu’en temps de voyage.
Les frises de l’Arc de Constantin nous offrent des personnages revêtus de la pénule.
M. de Rossi, que je suis allé exprès consulter à Rome sur ce grave sujet de l’origine de la pænula liturgique, nous a communiqué un document d’un grand intérêt pour la forme de la Pænula nobilis dans l’antiquité. Une coupe de verre, malheureu-