Spartianus in Adriano
ORIGINES. — PÆNULA.
sement perdue aujourd’hui, et qui faisait partie du Musée Gualdi, est figurée dans les papiers de Suarez1. Elle portait, sans doute en graffito, l’image de deux époux entre leurs enfants, un fils et une fille. Le mari et le jeune homme sont vêtus d’une ample pænula. Au-dessous est aussi un personnage « pænulatus » qui surveille une pesée de grains devant une balance. Il est probable que cette représentation est celle d’un préfet de l’annone à la fin du ive ou au ve siècle, comme le style du dessin semble le déterminer. La pænula était alors portée par les hommes de l’ordre sénatorial ou équestre exerçant des fonctions civiles; elle est assez ample, elle enveloppe chez le personnage principal le bras gauche sous des plis abondants. M. de Rossi estime qu’elle était un vêtement fermé; toutefois, il nous paraît difficile de lui supposer la forme circulaire complète et autant de longueur au droit du bras qu’en l’autre sens. Du reste, la pointe bifurquée qu’on remarque en avant et qui nous rappelle certaine pænula primitive, exclue cette coupe. On remarquera le galon qui fait le tour du col et qui cache au milieu la couture des lés. (DLXII.)
Tel fut le vêtement dont héritèrent sans doute les chrétiens et qui finit par s’introduire dans leur liturgie. Je n’entrerai pas dans les longues discussions qui se sont élevées au sujet de la pænula de saint Paul2, mais je citerai le témoignage de Tertullien3 qui nous la montre au uie siècle déjà comme étant le vêtement de prière des chrétiens.
A propos d’une coutume superstitieuse de quelques chrétiens qui rejetaient leur pænula avant de