‹ La messe (volume 5)Chapitre 18 sur 303 · Marangone, Delle cose gentilesclie, ch. xxxm · texte numérisé non relu

Marangone, Delle cose gentilesclie, ch. xxxm

Moroni, Dict., XCV1, 248.

iye.ye SIÈCLES.

On compte dix-huit papes, treize conciles généraux, cent cinquante conciles provinciaux et plus de trois cents synodes qui prescrivirent aux ecclésiastiques de porter des vêtements longs.

Le concile de Carthage (398) est sans doute un des premiers qui s’occupent de l’aube. Les évêques, les diacres, les sous-diacres, les lecteurs étaient revêtus de l’aube dans leurs fonctions, et durant tout le temps du saint sacrifice; hors de là, le concile défend aux diacres et aux clercs inférieurs de la porter : « Ut diaconus tempore oblationis « tantum, vel lectionis, alba utatur.» On peut conjecturer de là que les évêques et les prêtres portaient leur aube même hors le temps du sacrifice1, ce qui prouverait de nouveau que c’était une tunique employée dans la vie commune.

Népotien avait légué à saint Jérôme « tunica, « quâ utabar in ministerio Christi. »

On lit dans saint Jérôme : « Volo pro legentis « facilitate abuti sermone vulgato ; soient mili- « tantes habere lineas, quas camisias vocant, sic « aptas membris et adstrictas corporibus, ut ex- « pediti sint vel ad cursum, vel ad prœlia, diri- « gere clypeum, ensem librare et quocumque ne- « cessitas traxerit2»; et ailleurs : « Si Episcopus,

« Presbyter et Diaconus et reliquus ordo eccle- « siasticus in administratione sacrificiorum cum « candida veste processerint 3. »

L’aube était le vêtement des chrétiens nouvellement baptisés, comme nous l’apprend ce vers attribué à Lactance (carm. de Resur.) :

Candidus egreditur nitidis exercitus undis.

Et saint Paulin (Epist. 12) :

Unde parens sacro ducit de fonte sacerdos Infantes niveos corpore, corde, habita.

La mosaïque de Sainte- Marie-Majeure nous montre les prêtres juifs vêtus d’une tunique blanche, ceinte, ornée de clavi, tombant jusqu’à

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