Smith
« lut se relever que lorsque je le fus moi-même. « Alors il m’embrassa avec une grande humilité, « il me mit dans la main trois pièces de monnaie « et me fit donner une chasuble. » (Div. Greg., lib. iv, cap. 63.)
On montre, à Monza, un fragment important de chasuble qu’on a retiré du chef d’argent de saint Grégoire ; l’orfroi est quadrillé et comprend une pièce carrée et trois autres rectangulaires qui forment les bras et la hampe de la croix. Le tout en laine. La pièce carrée, au milieu, a omo8 de côté, le fond rose, les losanges bleus avec quatre espèces de croix blanches, un petit fermail avec imitation de cabochon. Quatre cœurs se rejoignent sur la pointe au sommet de l’octogone occupé par un losange bleu semé de croisettes blanches. De ce losange sortent trois rayons rouges. Les trois autres orfrois sont à fond jaune, bordé de bleu ; le champ est garni de trois octogones bleus. Les trois pièces sont entières; on les a cousues ensemble, celle du milieu dépassant un peu les autres, ce qui donne l’aspect d’une croix en T ; puis on a appliqué cette croix sur un morceau de grosse toile qui formait le corps de la chasuble. Mgr Barbier de Montault, qui le décrit ainsi, paraît disposé à croire cet objet antique1.
Les mosaïques de Ravenne forment, pour le vie siècle, une page magnifiquement illustrée ; celle du chœur de Saint-Vital (52!-53q)2, si souvent citée, nous offre ici un intérêt spécial ; à côté de Justinien et de ses gardes, elle représente saint Maximin avec deux clercs; le saint évêque porte la dalmatique blanche, ornée de claves pourpre foncé, une chasuble jaune foncé, un pallium blanc, crucifère et frangé. L’ampleur de cette chasuble permet au prêtre de voiler sa main pour prendre, plus respectueusement, l’évangéliaire. Les plis sont larges, assez abondants toutefois, pour qu’on ne puisse supposer un tissu très lourd. La chasuble est faite en quatre lés, avec