Concilium germanicuni an. 742 : « Decrevimus ut
« presbyteri vel diaconi non sagis laïcorum more, sed
« casulis utantur, ritu servorum Dei. »
Voir Chamillaro, De Corotia.
Dans un Ordo romain, on trouve que la planeta était le vêtement des acolytes, diacres et sousdiacres.
Une règle de Chrodegang, évêque de Metz (743-766), établit que les chanoines séculiers pouvaient se rendre au chapitre « cum planetis vel « vestimentis ofhcialibus 1 ».
Les chasubles furent quelquefois alors d’un luxe extraordinaire. Lorsqu’on ouvrit le tombeau de saint Wulfran (-J- 720), on trouva bien conservé le vêtement sacerdotal dans lequel il avait été enseveli. Ce vêtement, sans doute une chasuble, donna une once et demie d’or qu’on dépensa plus tarda fabriquer un devant d’autel d’argent2.
On prétendait, comme pour saint Ildefonse, que la sainte Vierge avait, pendant une messe miraculeuse, donné une chasuble à saint Bonet (-J- 710)3. Cette chasuble fut conservée à Clermont. Un vieux poème nous a conservé sa description qui peut donner quelques renseignements sur les anciens vêtements de ce genre.
Ilia Boni bona vestis, raro visa nisi festis.
Suavissimi est odoris, et nitentis est coloris,
Multæ quoque levitatis, sedet mira lævitatis,
Modus vero contexturæ, cuius artis vel facturæ Sit introrsus et extrorsus, ignoratur quidem 4 *.
On conserve à Sens des ornements pontificaux que l’on attribue à saint Ebbon (-{-750). Il est possible, en effet, que son corps en ait été revêtu, mais leur caractère du xme siècle ne nous permet pas d’en faire mention ici.
La chasuble était déjà portée en Irlande au vme siècle. A cette date, sur le reliquaire de saint Medoc, nous voyons des chasubles avec orfrois.
En Ecosse, d’anciens bas-reliefs nous montrent des prêtres avec ce vêtement. Sur le livre de Deer, qui appartient encore à l’époque carlovingienne, '"'j les évangélistes sont peints avec des chasubles1*.
La casula est attribuée aux diacres par le concile de Liptines6 ou Lestines en Hainaut (vers 743),