Butler, Coptic churches
6. Cette prescription est aussi attribuée au concile de Ratisbonne présidé par saint Boniface. Smith, 294-
IXe SIÈCLE.
qui édicta en ces termes le canon 7 : « Presbyteri « vel Diaconi non sagis, laicorum more, sed ca- « sulis utantur ritu servorum Dei. »
On peut se rendre compte des ornements des églises au vin® siècle sur les donations faites en 785 par Adelgastro, fils de Silon, roi d’Espagne, au monastère d’Obona (Asturies) : « Ad ornamenta « vero ecclesiæ octo vestimenta, très mantos seu « casulas, sex stolas et quinque manipulos, qua- « tuor corporalia et quinque pallas et sex sabanas « seu manutergia, duas litteratas, et quatuor sine « serico... 1 »
On voyait, en 1876, à l’Exposition de Cologne (n° 3 du catalogue), des étoffes d’un grand intérêt et d’une haute antiquité, une, entreautres, qui doit appartenir aux débuts de l’époque carlovingienne, et qui rappelle les « pallia rosata seu scutellata « cum historia gryphonum, leonum, » etc., du livre pontifical.
Nous voyons, dans la miniature d’un évangéliaire irlandais du vme siècle, une chasuble très ample qui paraît croisée sur la poitrine2.
Le monument d’Occident le plus curieux à citer pour l’histoire des chasubles du vme siècle est une plaque d’argent faisant partie du trésor trouvé par M. le chevalier Giancarlo Rossi, de Rome; on y voit un évêque, en costume sacerdotal, dont la chasuble, particularité remarquable, est enrichie d’une bordure ornée de deux croix, fendue en avant de manière à former deux basques pointues. Il semble qu’on saisisse dans ce dernier trait un souvenir des pénules antiques. (PL DCLIII bis.)
Saint Germain, nommé patriarche de Constantinople, en 715, trouve déjà une signification symbolique dans les vêtements sacerdotaux. Le saint patriarche cite le phénolion comme l’image du Sauveur portant sa croix, et le compare à la robe de pourpre, d’où l’on peut conclure implicitement sa couleur. Nicéphore parle aussi d’un phénolion brun3, mais nous aurons occasion de