Chamillard, De Corona
assez semblables à Léon III, mais encore plus barbares, sur la mosaïque de Sainte-Marie in- Domnica. Comme au triclinium, le pape porte une chasuble jaune où les plis sont simplement dessinés par des traits rouges, et dans le bas de laquelle une bordure blanche est agrémentée de rouge, une aube blanche, un pallium blanc. Agenouillé devant la sainte Vierge, il semble lui répéter ces paroles de l’inscription : « Virgo Maria, tibi Pas- « chahs honestus condidit hanc aulam... » Ne faut-il pas voir dans le jaune de la chasuble une indication de l'or dont elle était tissue, et dans le blanc de la bordure un orfroi d’argent dont les peintres carlovingiens étaient fort prodigues. (PI. DLXV.)
Le pape Pascal figure aussi dans la tribune de Sainte-Cécile’ qu’il orna de mosaïques; il tient, en sa qualité de fondateur, le modèle de l’église. Il est vêtu d’une ample’chasuble d’or sous laquelle il voile entièrement ses mains.
La même image est reproduite à Sainte-Praxède ; le haut, malheureusement, a été refait. Nous ferons remarquer, en passant, des espèces de floches à droite, le long de la dalmatique. (PI. DLXV.)
A Saint-Marc de Rome, la tribune nous offre encore deux représentations de chasubles : l’une qui s’applique au saint patron, l’autre au pape Grégoire IV, qui refit l’église (828). (PI. DLXV.)
Léon IV, sur la fresque souterraine de Saint- Clément, où il est peint avec le nimbe des vivants, porte une ample chasuble de couleur foncée. (PI. DLXV.)
Nous rapprocherons enfin de ces peintures la fresque de l'hypogée de Saint-Corneille, où l’on trouve deux saints avec la chasuble jaune clair2.
Dans les papiers de Millin, est reproduit un dessin de chasuble, qui doit être d’Italie et du ixe siècle. (PI. DLXVI.)
Les bas-reliefs du paliotto de Milan3 peuvent