Boll., 3 mars, p
AUBES
« bande au défaut de la chasuble, pour garnir cet « endroit et le faire de même parure que la « chasuble.
« . Le parement dont nous parlons régnait
« même autrefois tout autour de l’aube, ainsi « qu’autour des manches, comme on le voit à « Senlis, à l’aube de saint Frambourd, qui vivait « au viie siècle. Cette aube est sans plis et de la « forme de celle de Notre-Dame de Paris, à cela « près qu’elle a des pinces aux côtés, ainsi que celle « de saint Sauve de Montreuil. Ces parements « sont nommés à Paris plages, plagulæ , ce qui « signifie des bandes ou bordures. «
VIIIe-lXe SIÈCLES.
Il est certain que les ecclésiastiques d’Occident portaient plus ou moins généralement l’aube à l’époque carlovingienne; cela résulte de ces mots de Léon IV dans la Cura pastoralis : « Nullus in « alba qua in suo usu utitur præsumat rnissas « cantare. » Cette prescription est répétée mot à mot par Hincmar, dans les capitulaires, par Raterius, évêque de Vérone, et dans la Disciplina ecclesiasiica de Reginon, abbé de Prüm (892).
Le Livre pontifical, à propos de Benoît III (-]- 855), parle de « camisias albas sigillatas holosericas, cum chrysoclavo. »
Léon IV, vers 85o, donne cette prescription :
« Nullus missam cantet . sine amictu, sine alba,
« stola, fanone et casulah» (De Cura pastorali.)
Parmi les dons d’Angilbert (-f-814) figurent: « dalmaticas XXIV, sericas albas romanas cum « amictis suis auro paratas VI, albas lineas « CCLX », etc.
La différence qui paraît ici entre les aubes romaines et celles ordinaires, montre que les premières sont en soie et magnifiquement parées, au lieu que les autres, plus usuelles, plus nombreuses, sont simplement en toile de lin.