‹ La messe (volume 5)Chapitre 202 sur 303 · F. Michel, Recherches sur les Etoffes, p · texte numérisé non relu

F. Michel, Recherches sur les Etoffes, p

| les plus précieux. Un biographe de saint Angésise, abbé de Fontenelle (-{- 835), mentionne un « stragulum hispanicum unum 1 ».

On ne saurait croire les noms barbares que portaient, en 898, les étoffes des chasubles espagnoles; on peut en juger par ce passage d’une charte de l’évêque Rudesinde : « Casulas sili- [ « neas 10, alias casulas 3, quinque de alchaz, sex

« seray cardena, septima barragan . et duas

« planetas 2. »

L’ivoire du diptyque de Francfort11, complété par le second feuillet que possède M. Spitzer, nous vaut une intéressante image de chasuble carlovingienne; nous avons cherché à réunir les renseignements que nous fournissent ces deux pièces dans un dessin d’ensemble. (PI. DLXVI I.) On remarquera combien elle est courte par devant, circonstance qui, jointe à la souplesse de l’étoffe, explique la finesse et le petit nombre de ses plis. Nous remarquons surtout, dans ce vêtement, la forme du col qui pouvait s’agrandir, pour le passage de la tête, au moyen d’une fente qu’on refermait ensuite par une agrafe.

Sous l’évêque d’Eichstaett Reginald (965 f 89), un auteur, à propos de sainte Walburge (vme siècle), vante le zèle des femmes à préparer des ornements d’église. « A cette époque, dit-il, « toutes les femmes avaient pour ces ouvrages une « incomparable habileté; celle-ci décora notre « église de nombreux et merveilleux ornements, « non seulement par elle-même, mais aussi en « enseignant son art aux autres4. »

Nous avons gravé (PL DXL), d’après un pontifical d’Eichstaett, une figure de Réginald qui porte une chasuble rouge ponceau.

Si nous portons maintenant nos regards vers l’Orient, nous retrouverons à peu près les mêmes formes; l'Orient, à cette époque, appartenait encore à l’unité catholique, et les tentatives schis-

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