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Cette coupe ne devait pas etre generale

CHASUBLES

Il est possible, selon le Père Cahier1, que ce genre de vêtement fût réservé pour certaines cérémonies oü l’action des bras devait être plus libre; nous aurons occasion d’y revenir à propos de Reims et des chasubles du xnie siècle.

On a retrouvé à Saint-Hilaire de Poitiers'2 une peinture murale que M. de Longuemar attribue au xis siècle et dans laquelle la chasuble représentée tombe en avant jusqu’aux genoux. Sur le Bénédictionnaire latin de la Bibliothèque nationale n° 987 3, les chasubles figurées par un dessin au trait ont encore une certaine importance dans la partie antérieure. (PI. DCLII.)

Nous arrivons enfin non plus devant des inscriptions, devant des images, mais devant les monuments eux-mêmes. En effet, on croit pouvoir attribuer au xie siècle la chasuble de saint Rambert conservée dans la petite ville qui garde le nom de ce saint, près de l’ancienne route de Montbrison à Saint-Etienne, sur la rive gauche delà Loire4. M. l’abbé Jacon a eu l’obligeance de nous en donner les mesures et des calques qui nous ont permis de la reproduire. (PI. DLXXX.) Comme beaucoup d’autres chasubles, primitivement en forme de cloches, elle a dû être retaillée au xme siècle, pour remédier au perpétuel inconvénient de ce vêtement qui est d’entraver les bras. Ses dessins, de style sarrasin, sont très riches: ils sont en or sur fond jaune marron, et prennent assez d'importance pour donner une apparence d’or à l’ensemble ; ils se composent de bandes verticales et de bandes obliques ornées de carrés et dessinant des compartiments ou l’on voit alternativement deux colombes puis deux lions affrontés; une bande plus large, égale à om, 1 2 interrompt ces dessins en descendant verticalement au milieu de la chasuble. Un petit galon orné de bâtons rompus fait le tour du col5.

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