Nouveaux Mélanges, Décorât, des églises, p
2. Cette fresque a été photographiée par M. Bonsergent, Bull, des antiq., 1870, p. 182.
3. Gravure assez fidèle dans Montfaucon, Monuments de la monarchie française, I, PI. lv.
4. L’église où se conserve cette relique est d’un caractère franchement roman (phot. de M. de Laurière).
5. Pour ce vêtement, on peut consulter les travaux suivants :
Notice de M, Boue, curé de Saint-Just à Lyon, in-8°.
Bull, mon., 1862, p. 772.
De Caumont, Abécédaire, 20 éd., p. 212.
De Linas, Anciens vêtements sacerdotaux, p. 33.
La retaille du vêtement est certaine; les éléments de son tissu sont maintenant désordonnés; on remarque notamment que, sur le devant, les ornements sont placés dans le sens horizontal, au lieu que, par derrière, ainsi qu’on le voit sur notre gravure, les animaux et les compartiments paraissent dans le vertical, comme tout devait être à l’origine h Du reste l’étoffe est d’une conservation remarquable.
Nous croyons, en résumé, qu’il faut attribuer cette vénérable chasuble à l’époque romane, mais qu’elle fut retaillée, restaurée au xme siècle, oü l’on échancra les parties inférieures, et où, sans doute, on l’orna des orfrois qu’on y voit encore.
Nous parlerons tout à l’heure d’une chasuble que l’on conservait à Metz avant la Révolution et qui portait la date du commencement du xie siècle ; elle était ornée de perroquets affrontés au milieu de feuillages. La similitude de l’étoffe nous engage à classer ici celle de Maubeuge2. La tradition la fait remonter beaucoup plus haut, jusqu’à sainte Aldegonde, qui l’aurait confectionnée pour saint Ablebert ou Emebert nommé, vers 693, évêque de Cambrai. On s’aperçoit, au premier examen, que ce vêtement n’a rien de commun avec les chasubles du viie siècle ; il est possible, selon M. de Linas, que l’usage de le porter le jour de la fête de cette vierge ait fini par lui en laisser le nom.
Le tissu est de lin et de soie brochés d’or ; la chaîne très fine, en soie rose pâle mélangé de jaune, la trame en soie et or, sur le fond pourpre clair se détachent des couples de perroquets adossés qui détournent la tête pour se regarder; ils reposent sur un arbuste aux ramifications nombreuses etlargement tracées ; l’ensemble de chaque
Institut catholique, fév. 1844.
F. Michel, Recherches sur les étoffes.
Revue de l’Art chrétien, 1 85g, p. 236. — Chromo.
1. Phot. de MM. de Laurière et Palustre, Congrès de Montbrison en i885.
Palustre, Mélanges d’Arch., 1886.
2. Abbé Bulteau, Bull, de la Société historique et littéraire de Tournai, 1 853 , p. 254, t. III.
Lebeau, Bull, de la Commission historique du Nord, t. II, p. 21.
Bull, mon., 1864, p. 106.
De Linas, Revue de l’Art chrétien, III, 106.
Reusens, Eléments d’Arch., p. qSS. ..
Un écrivain anonyme du ixe siècle qui fit l’histoire de sainte Aldegonde, rapporte qu’elle avait reçu en héritage de riches étoffes qu’elle consacra à des ornements d église. (Bull, de la Soc. d’hist. de Tournai, III, 258.)
XIe SIECLE.
groupe mesure om,35 de hauteur, sur om,2 5 de largeur. L’étoffe elle-même est large de ora,70. La doublure est en taffetas vert. (PL DCVIII.)
Les orfrois sont formés d’un simple galon de lin et de soie de diverses couleurs, de om,o5 de largeur, simplement appliqués sur la chasuble. Il est évident qu’ils sont postérieurs et sans doute contemporains de la retaille de la chasuble (xine ou xive siècle), époque où dans les rognures on trouva la matière de l’étole et du manipule.
Je ne doute pas qu’avant cette mutilation elle n’eût la forme de cloche que nous voyons aux chasubles romanes; son dessin la rapproche non seulement de celle de Metz, mais encore d’une dalmatique de Milan que cite M. de Linas et qui peut dater de 1026.
Le Père Martin 1 publie une étoffe provenant du cabinet de M. Dugué (fond rouge, ornements jaunes), qui représentait des oiseaux affrontés devant des arbustes.
Un tissu de Dijon, portant aussi des perroquets affrontés sur fond bleu, est conservé au Musée de Cluny "2.
On conserve, dans le trésor de Bayeux, une ancienne chasuble à laquelle est attaché le nom de saint Regnobert ; c’est un vaste manteau en forme de cloche, haut de im,37, large de 1 m, 9 5 , sur le bord inférieur, légèrement arrondi; elle est pourvue par devant d’une ouverture pour la tête, entourée d’un large orfroi en guise de collet ; deux autres bandes d’or descendent sur les deux faces de haut en bas agrémentées de dessins géométriques, losanges, carrés, postes, etc., et se rejoignent sur les épaules par deux autres galons de même style, mais moins larges.
Le fond de l’étoffe est en soie d’un tissu fort et serré de couleur vert bleu et semé de perles groupées trois par trois.
M . l’abbé Tapin 3 défend l’authenticité de cette chasuble, sefondant sur le culte immémorial qu’on lui rend dans le pays ; il cite la translation du ix° siècle décrite par l’historien Joseph (846), où