‹ La messe (volume 5)Chapitre 220 sur 303 · The Church of our fathers. London, 1849, I, p · texte numérisé non relu

The Church of our fathers. London, 1849, I, p

Elle a été retaillée à trois reprises différentes, mais par le

bas, ce qui n’a pas changé la forme caractéristique de la cloche.

2. Notice descriptive de la cathédrale de Bayeux, par l’abbé le Lièvre, 1880.

3. Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie. M. de Farcy a eu la bonté de nous en donner un tirage à part, 1881.

Voir aussi Sigillographie de Normandie, p. 10.

4. C’était l’opinion de M. Zotemberg, bibliothécaire aux manuscrits de la Bibliothèque nationale,

On lit dans l’inventaire de 1379 : « Item, ung coffret de yviére barré et bordé à couplets derrière, sur lesquels il se trouve et à serrure par devant qui le clôt à clef par une barre d’argent dont le crampon chiet dedens la serrure. Le tout d’argent doré et otivé de menuerie... Et dedens est la casuble de Monsieur Saint Regnobert. » (DeFarcy, Le Coffret d’ivoire de la cathédrale de Bayeux. Caen, 1878.)

Il est possible que ce coffret ne soit pas antérieur à 1 106, époque où le trésor de Bayeux a été pillé. — (Bull. mon. 1870, 10t.)

5. BibL nat., Antiquités et Inscriptions , manuscrit du fonds français 11440.

CHASUBLES

« Regnobert, évêque de Bayeux. La relique est ce enfermée dans un petit coffre d’ivoire de ligure <c antique, fermé d’une espèce de serrure d’argent « en plaque de figure ronde et sur cette plaque est c< une inscription en caractères arabes couphies « ou cuphiques. Elle dit:

Bismillaz aucoumma l’illag caouman len na y a liq fana qoum Lon bislismi

« c’est-à-dire : quelques honneurs que nous rencf dions à Dieu, nous ne pouvons l’honorer auet tant qu’il le mérite, mais nous l’honorons par

et son saint nom . Cette sentence est probable-

« ment prise des sentences de Mahomet. Charles- « Martel vainquit les Sarrazins proche Tours. <c C’est une dépouille du prince Abdanraman que « la reine Ermantrude, femme de Charles le « Chauve, avait eue de son aïeul et qu’elle consat< sacra à renfermer les reliques de saint Regno- « bert. »

Les inscriptions coutiques, très répandues sur les objets d’exportation arabe au xie siècle, devaient l’être fort peu, je crois, au vme siècle; en tout cas l’âge du coffret ne change rien à l’opinion que conseille l’examen intrinsèque de la chasuble elle-même.

Ne quittons pas la Normandie sans rappeler la chasuble, aussi ornée d’or et de perles, que la reine Mathilde avait donnée 1 au monastère de Lisieux et que nous signale Orderic Vital. Elle laissa par testament à l’abbaye de la Trinité, qu’elle avait fondée à Caen, une chasuble travaillée à Winchester par la femme d’Alderet 2.

La Révolution, ici comme partout, a causé de grandes destructions; avant la fin du dernier siècle, nous aurions eu sous la main, pour former notre recueil, une infinité de documents qu’elle nous a dérobés, et dont un petit nombre a laissé son souvenir dans des dessins contemporains que

1. Orderic Vital, III, 29, 1081; Tune Mathildis regina ...Uticum venit et a fratribus honorifke suscepta, marcum auri super aram obtulit... casulam auro et margaritis comptant et elegantem cappam cantoris sancto Ebrulfo dédit... Adelina quoque, uxor Rogerii de Bellomonte albam aurifrasio copiose ornatam, uticensibus contulit, qua indutus sacerdos præcipuis in solemnitatibus missam celebrare consuescit.

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