‹ La messe (volume 5)Chapitre 24 sur 303 · Migne, cxxxiv, p · texte numérisé non relu

Migne, cxxxiv, p

p. 485) : « L’aube de saint Gérard est à peu près « semblable aux nôtres, sauf qu’elle est très vaste « dans sa partie inférieure, et que des pièces d’étoffe « très précieuse, de forme quadrangulaire, y sont « cousues. »

Cette aube avait 2mi9 de haut, im84 d’étendue dans le sens des bras et 4m3o de développement inférieur; assez étroite à la ceinture, elle s’élargissait tout à coup sous les bras par un groupe de plis formant éventail, et retombait en avant simplement, de manière à ne pas couper les dessins de l’orfroi; lesorfroisdevant et derrière (om54surom25) étaient tous ornés de rinceaux. Le col, assez étroit, avait une ouverture carrée pour le passage de la tête; les manches, larges aux entournures, se resserrent aux poignets, ce qui est une caractéristique des aubes et qui les distingue des dalmatiques. La hauteur du vêtement, excessive pour la taille humaine, indique la nécessité d’une ceinture qui en relevait les plis à la taille.

Cette précieuse relique était-elle bien du xe siècle ? Nous 11’avons malheureusement aucune donnée positive pour l’affirmer; cependant l’autorité des illustres bénédictins qui s’en occupèrent au dernier siècle, et qui ne paraissent pas douter de son authenticité, est un argument sérieux pour l’accepter; ajoutons, de plus, qu’à la lin du xe siècle, les vêtements des corps saints ont été moins changés que précédemment par les reconnaissances qu’on en a faites.

Gerbert prend thèse de cette relique, il dit que l’aube est blanche pour montrer la pureté que doivent avoir les prêtres ; qu’elle est en soie, parce que le ver à soie est l’image de notre résurrection, dans sa transformation, lorsque, quittant sa chrysalide, il prend des ailes pour voler vers le ciel.

Nous avons gravé (PL DXX) une miniature de Saint-Omer où la tunique de l'évêque, blanche et doublée de rouge, a dans le bas une ampleur qui semble la désigner comme une aube.

Dans l’inventaire de Clermont, il est question de 1 5 aubes en byssus et de 2 aubes « ad episcopum cum auro 1 », de 20 aubes, 2 d’évêques à orfrois, etc. 2.

Il est ainsi parlé de l’aube dans les lois du roi

1. Barbier de Montault, Musée des arch, dip. Paris, 1878, f° 3g.

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