‹ La messe (volume 5)Chapitre 25 sur 303 · Revue arch., X · texte numérisé non relu

Revue arch., X

Edgar (an. D. 967) : « Docemus etiam, ut sacer- « dos quilibet missam celebrans habeat vestem, « quam dicunt corporalem, subumlemque infra « albam suant, et missalia omnia prout decet, « vestimenta débité contexta. »

Jean de Bayeux (-j- 1079) en parle en ces termes : « Cantisia linea quæ alba vel pectoralis vel « talaris nuncupatus, quod ad modum corporis « acta toturn corpus absque ruga operit. » L’absence de plis est peut-être seulement spécifiée pour le devant, comme c’était dans l’aube de saint Gérard. — Le même auteur parle de linea superpellicialis.

Sous le règne de Guillaume Ier ( 1 066- 1087), Vital raconte que la reine Mathilde, visitant l’abbaye de Saint-Evroul, était accompagnée d’Adelina, épouse de Roger de Belmont, et que celle-ci offrit une aube ornée de riches orfrois ’.

Les souverains, dès le xie siècle, aimaient à emprunter, pour leurs vêtements de sacre, ceux du sanctuaire ; ils regardaient comme un grand honneur pour eux de faire partie en ce moment, extérieurement du moins, du corps sacerdotal. — On conserve encore, au musée national de Munich, la tunique de l’empereur Henri II, qui ressemble assez à l’aube de saint Gérard, sauf les plis des ailes ; elle a les manches serrées, ornées aux poignets, et dans le bas une large bande brodée de perles où des animaux sont figurés dans des médaillons2.

On possédait encore, à la Chaise-Dieu, du temps de Montfaucon3, une aube dont nous trouvons cette description dans ses papiers : « Il y a aussi « icy une tunique à l’antique d’un tapis à fond « blanc avec des ondes de couleurs vertes, bleues « et jaunes, de 4 pieds d’hauteur avec orfroi en « bas en broderie de 3 pouces d’hauteur, large de « 9 pieds 9 pouces, toute ouverte jusqu’aux man- « ches qui sont fermées et ont 22 pouces de long « et larges de 3 pieds de circonférence. La tradi- « tion porte qu’elle a servi à saint Robert, notre « fondateur (io5o). »

Le monument existant le plus important pour l’étude des aubes au xie siècle, est celle de saint Bernulphe (-j- io56), évêque d’Utrecht. M. Van

Page 1