‹ La messe (volume 5)Chapitre 271 sur 303 · Bock, Hist. des Vêt. liturg. PI. xxxrv, p · texte numérisé non relu

Bock, Hist. des Vêt. liturg. PI. xxxrv, p

2. Elle a figuré à l'Exposition de Vienne de 1887 sous le n° 198.

Jahrb. der K. K. central comm., Il, 134.

3. Vincenz Finster, Die altliturgischen messgewânder ans der chemaligen nonnen-abteikirche qu gôsts bei Leoben in obersteiermark, 1874.

Les pieds du Sauveur sont croisés. Au-dessous, huit apôtres, auxquels quatre devaient autrefois se trouver joints pour former les douze, paraissent sous des arcades avec leurs noms inscrits sur les archivoltes; ces arcades sont alternativement rouges et bleues.

Par derrière, un autre grand médaillon renferme le Christ en majesté sur un fond d’étoiles, avec cette légende autour :

( Cœ/ica ) Majestas, amor et divina potestas 4- hos locat in celis quibus est a[mor celis)

Au-dessous, douze anges sont figurés dans des arcades semblables aux premières; l’archange saint Michel est au centre.

Les deux faces de cette chasuble étaient brodées aussi de losanges, d’animaux fantastiques qui formaient le fond du tissu lorsque la chasuble avait encore la forme de cloche que l’on doit lui supposer. (PI. DCXVII.)

On voit encore dans la cathédrale d’Halberstadt une chasuble suédoise en samit violet clair, qui a figuré à l’Exposition universelle de 1 867 1 ; elle est ornée de broderies au passé or et soie, exécutées par le même procédé que la chasuble d’Anagni. Sur le dos sont figurés des anges thuriféraires; au milieu, contre l’orfroi, à gauche, le Christ assis et bénissant, et trois saints; à droite, la sainte Vierge, et trois autres saints dans le même ordre. La face antérieure comporte également des anges et des saints. Les carnations sont en soie, le reste en or. Le nom de chaque personnage, apôtre ou saint particulier à la Suède, est inscrit au-dessus de sa tête en onciales d’or. L’orfroi, tombant verticalement et sans traverse, est large d’environ om 10; il est tissé or sur or avec oiseaux, enroulements et feuillages; il est encadré de filets alternativement or, rose, or, vert. Cette chasuble, recoupée au xv® siècle, est de la première moitié du xme siècle. Elle provient de la cathédrale de Skara en Vestro-Gothie.

Une autre chasuble de même provenance, figurant à la même Exposition, était en soie blanche, avec dessins en relief brochant sur le fond, quatrelobes inscrivant des rosaces ou des lions affrontés; mais M. de Linas ne la croit pas antérieure au xive siècle.

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