Voyez Smith
Du Tour, De Amictu.
•Gay, Ann. arch., VI, p. i5g.
•2. Advenichian, liturgie, p. 61.
l’usage de ce vêtement auraient été introduits dans l’Eglise. Ce qui est certain, c’est qu’il figure dans le premier ordo romain parmi les objets de la vestition sacerdotale : « Subdiaconi regionarii secun- « dum ordinem suum accipiunt ad induendum « pontificem ipsa vestimenta, alius lineam, alius « cingulum, alius anagolaium , id est amictum , « alius lineam dalmaticam, et alius planetam, et « sic per ordinem, induunt pontificem. » On sait que cet ordo est antérieur à saint Grégoire, et que, suivant Panvinio, c’est le gélasien révisé par ce grand pape’.
Il n’en est pas question dans le second ordo, mais dans le troisième, postérieur à Amalaire, on lit : « Subdiaconi regionarii secundum ordinem « suum accipiunt ad induendum pontificem ipsa « vestimenta, alius lineam, alius ambolagium id « est amictum , quod diciturhumerale ; alius lineam « dalmaticam2. »
A partir du ixe siècle, nous ne le perdons plus de vue parmi les vêtements liturgiques: «L’amict, « écrivait Amalaire en 820, est le premier vête- « ment par lequel nous entourons complètement « notre cou3; ainsi par l’amict nous devons en- « tendre la garde de la voix, ce dont le psalmiste « disait : « Dixi, custodiam vias meas, ut non « délinquant in lingua mea; posui ori meo custo- « diam », et dans un autre psaume : « Pone, Do- « mine, custodiam ori meo h» — On voit ici l’usage moderne de le placer sous les vêtements, au lieu que l’ordo romain nous le montre disposé sur l’aube.
On sait combien les auteurs du ixe siècle aimaient rattacher leurs coutumes liturgiques à l’antiquité juive. Ainsi Raban Maur compare l’amict au superhumerale du Lévitique. A Rome et dans la plupart des églises, vers l’an 900, on regarda l’amict comme un casque qu’on met sur sa tête pour l’y laisser au moins jusqu’à la vestition complète3.