‹ La messe (volume 5)Chapitre 34 sur 303 · Jacquiîmart, Histoire du Mobilier · texte numérisé non relu

Jacquiîmart, Histoire du Mobilier

F. Michel, Recherches sur les étoffes.

Willemin, Mon. français, Lt. I, PI. LXVIII, 1809.

Les gravures sont tirées d’un ouvrage publié à Nuremberg en 1790.

Bock, Joyaux de l’Empire, PI. VII.

XIIIe SIÈCLE.

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Il existe encore, dans letrésor impérial devienne, une aube talaire qui a tout à fait la forme des aubes liturgiques précédemment étudiées, manches larges sous les aisselles, étroites aux poignets, taille assez serrée et jupe d’une ampleur extraordinaire dans le bas. Elle est prise dans une étoffe violet foncé, ornée d’une bordure rouge avec arabesques d’or Le chanoine Rock l’attribue au xne siècle.

Ces richesses d’orfrois, dont nous faisons nomenclature, étaient exceptionnelles alors dans la liturgie, même dans les grandes églises; on peut juger de leur rareté par le nombre rapporté dans un inventaire de Bamberg, de i 127, où nous lisons que sur les quarante-six aubes, il n’y en avait que huit ainsi parées, « XLYI ex hiis VIII cum auri « frigio 2. »

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Nous voyons, par Rupert de Tuitz, que l’aube continue, aux yeux des fidèles, à rappeler les vêtements de l’ancienne loi et le symbolisme de la nouvelle : « L’aube, dit-il, est un vêtement de lin « et étroit qui, selon saint Jérôme, était appelé, en « hébreu, ephobad, vêtement de l’antiquité consa- « cré au sacerdoce et aux lévites, et bien éloigné des « tuniques de peaux faites avec les animaux morts « dont Adam se couvrit après son péché; ce vête- « ment n’a rien de commun avec la mort ; éclatant « de blancheur, il désigne la nouvelle vie du sacre- « doce, que nous avons reçue dans l'enseignement « et le baptême, afin que, sortant du baptême, « nous ceignions nos reins dans la vérité 3 4 5. » (Ad Eph. VI, 14.)

Parlant ensuite des vêtements spéciaux pour les évêques, il dit que la tunique qu’ils portent sous leur chasuble, toute frangée de clochettes et de grenades, rappelle la tunique hyacinthe du grandprêtre juif et leur haute vocation; elle signifie aussi la tunique sans couture du Sauveur, qui ne peut être scindée et qui exprime l’unité inviolable de la foi h

Hugues de Saint-Victor 3 considère l’aube comme

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