‹ La messe (volume 5)Chapitre 36 sur 303 · Bulletin de l’Ecole des Chartes · texte numérisé non relu

Bulletin de l’Ecole des Chartes

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AUBES

orfrois portaient des lions, des aigles, des griffons dans des médaillons brodés sur toile de lin, à l’aiguille, et en diverses couleurs.

Je ne sais si nos aubes françaises atteignaient alors une telle magnificence, cependant nous avions aussi de riches parures; nous en voyons des images sur des sceaux du xme siècle des archives de France, celui de Guillaume, évêque de Bourges (1201), de Hugues, abbé de Vézelay ( 1 2o5), de Robert, évêque de Rouen (1209), de Richard, abbé de Lire (1224) ’.

Sur le tombeau de Geoffroy de Loudon, évêque du Mans (-J- 1 255), l’aube est ornée dans le bas d’un riche orfroi d’oravec rinceaux, et, au-dessus, de deux petites pièces carrées en or.

11 existe, dans les manuscrits de Besançon, un dessin de Jules Chiflet (I, fol. 99), chancelier de l’ordre de la Toison d’or, dans la seconde moitié du xive siècle. On y voit, représentés devant un autel, deux personnages agenouillés, un prêtre qui offre le pain et le vin, un chevalier avec sa bannière etsonécu; on lit au-dessous cette épigraphe: « Ceci est tiré d’un orfroy d’une aulbe, qui « est en broderie et qui apparemment représente « le comte Estienne, se professant vouloir estre « chanoine de Saint-Jean de Besançon: et il sem- « ble estre la prébende de pain et de vin qu’il « reçoit. » M. Castan, à l’obligeance de qui nous devons ce document, l’attribue au xive siècle.

Une des pièces les plus curieuses du trésor de la cathédrale de Lyon est un parement d’aube brodé du xme siècle (haut. om23, larg. om2i). Au centrera sainte Vierge, assise, tient l’enfant Jésus;

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