‹ La messe (volume 5)Chapitre 43 sur 303 · Manus. de Bastard, grand format, VI, p · texte numérisé non relu

Manus. de Bastard, grand format, VI, p

Dans l'inventaire du trésor de Saint- Riquier, en 83 1, il est question d’un roccus pastoralis L

Dans le testament d’un évêque d’Elne, de 90, nous trouvons mentionnés « roquos quatuor, unum « purpureum cum auro et alium palleum græco, « et alios duos in Græcia factos 2. »

Nous avons, pour le surplis, des documents qui remontent au xie siècle. Jean de Bayeux, archevêque de Rouen (1076), l’appelle linea superpellicialis 3; dans les loisd’Edouard leConfesseur( 1060), il est question de clercs « in surplices », portant de l’eau bénite.

Nous offrons, comme spécimen de ces vêtements, une tunique que l’on croit avoir été portée par saint Thomas Becket, au moment de son martyre, et que l’on conserve depuis la Révolution, à la cathédrale d’Arras. Saint Thomas avait été martyrisé le 29 décembre 1170. En 1172 les religieux du monastère de Cantorbéry donnèrent au monastère de Dommartin son rochet et une partie de son cilice. En 1709 le rochet, encore teint de sang, fut transporté à Abbeville dans le couvent des Carmélites qui, ignorant la cause glorieuse de ces taches, s’empressèrent de les laver. Conservé pieusement pendant la Révolution, il fut déposé plus tard à la cathédrale d’Arras avec toutes les garanties d’authenticité.

Ce vêtement, fait d’une étoffe très fine, est sans ornements; il a im25 de hauteur. Il a non seulement sur les côtés les goussets formant plis en éventail que nous avons vus aux aubes, mais aussi deux groupes de plis semblables devant et derrière. La jupe ainsi disposée, quand elle est portée et abandonnée à elle-même, retombe en plis

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